Le conseiller et gendre du président américain, Jared Kushner, et l'émissaire spécial Jason Greenblatt, en mission au Proche-Orient, ont discuté mercredi à Riyad avec le prince hériter Mohammed ben Salmane des moyens de relancer le processus de paix israélo-palestinien.

Publié le 20 juin 2018
AGENCE FRANCE-PRESSE

Leur visite en Arabie saoudite, un allié stratégique des États-Unis, a coïncidé avec une nouvelle flambée de violences israélo-palestiniennes, avec des raids de l'armée de l'air israélienne contre des positions du Hamas dans la bande de Gaza, en réponse à des tirs de roquettes et d'obus en direction d'Israël.

Dans un communiqué distribué par l'ambassade des États-Unis à Riyad, la Maison-Blanche a précisé que les deux responsables américains avaient fait part au prince héritier des efforts de l'administration du président Donald Trump en vue d'une relance des négociations de paix, au point mort depuis 2014.

Ils ont également souligné la nécessité de faire entrer l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, sous blocus israélien, et évoqué par ailleurs la coopération entre Washington et Riyad.

Mardi, les deux responsables américains avaient rencontré à Amman le roi Abdallah II de Jordanie. Leur tournée doit encore les mener en Israël, au Qatar et en Égypte, selon des médias.

Quelques jours avant leur tournée, l'Autorité palestinienne avait affirmé que les efforts de paix américains étaient «voués à l'échec».

L'Autorité palestinienne a gelé il y a plusieurs mois les contacts avec Washington en raison de ce qu'elle considère comme le parti pris outrancièrement pro israélien de l'administration Trump.

M. Trump avait annoncé le 6 décembre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, une décision qui a ravi les Israéliens, mais suscité une large réprobation internationale, et ulcéré les Palestiniens. Le 14 mai, les États-Unis ont transféré de Tel-Aviv à Jérusalem leur ambassade en Israël.