Source ID:; App Source:

Irano-Canadien mort en prison: Ottawa exige le retour de sa veuve

Universitaire et écologiste, Kavous Seyed Emami, est mort... (Photo La Presse canadienne)

Agrandir

Universitaire et écologiste, Kavous Seyed Emami, est mort à la prison d'Evin à Téhéran en février. Arrêté en janvier et accusé d'espionnage, il s'est suicidé dans sa cellule, selon les autorités iraniennes.

Photo La Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Téhéran

Ottawa a appelé dans la nuit de mercredi à jeudi les autorités de Téhéran à laisser rentrer au Canada la veuve d'un universitaire irano-canadien mort en prison en février.

«Je suis indignée d'apprendre que Maryam Mombeini, veuve de Kavous Seyed Emami, a été empêchée de quitter l'Iran ce soir», écrit Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères du Canada sur son compte Twitter.

«Nous exigeons, qu'en tant que Canadienne, [il lui soit permis] de rentrer au Canada», ajoute Mme Freeland.

Mme Mombeini aurait été empêchée mercredi de quitter Téhéran à bord d'un avion de la compagnie allemande Lufthansa à destination du Canada, via l'Allemagne, avec ses fils Ramin et Mehran.

«Trop c'est trop», écrit sur son compte Instagram Ramin Seyed Emami, alias «King Raam», son nom de scène de chanteur, en diffusant une photo de son frère et lui à bord de l'avion.

Il prévient les autorités de Téhéran de ne surtout pas croire que son «frère et [lui vont] garder le silence une seconde tant que [leur] mère et [eux] ne seront pas réunis».

Universitaire et écologiste, Kavous Seyed Emami, est mort à la prison d'Evin à Téhéran en février. Arrêté en janvier et accusé d'espionnage, il s'est suicidé dans sa cellule, selon les autorités iraniennes.

Cette version des faits est remise en question par la famille, qui dit avoir été menacée par les autorités.

Après l'annonce de sa mort, le gouvernement canadien avait exhorté l'Iran à lui fournir des explications sur les circonstances de ce décès jugé suspect par des organisations de défense des droits de l'Homme.

Directeur de la Fondation pour la faune persane, organisation non-gouvernementale qui pilote notamment un programme de préservation des derniers guépards d'Asie a été accusé par Téhéran d'espionnage au profit des services de renseignement israélien et américain sous couvert de ses activités écologiques.

L'Iran ne reconnaît pas la double nationalité et refuse aux binationaux la protection consulaire accordée aux ressortissants étrangers.

L'Iran et le Canada n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 2012. En pleine crise autour de la question nucléaire iranienne, Ottawa avait cette année-là fermé son ambassade à Téhéran et expulsé les diplomates iraniens présents au Canada.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer