L'imam de La Mecque a «béni» vendredi le sommet prévu dimanche à Riyad entre des dirigeants du monde arabo-musulman et le président américain Donald Trump en Arabie saoudite.

Publié le 19 mai 2017
AGENCE FRANCE-PRESSE

Louant dans son prêche hebdomadaire «la réunion bénie qui rassemblera des frères et amis» dans le royaume, pays «porteur de la bannière de l'islam», le cheikh Saleh ben Hamid a appelé les participants à «faire preuve de réalisme, à mettre les points sur les i et à souligner l'impact négatif des ingérences dans les affaires de la région».

L'imam faisait allusion, sans le nommer, à l'Iran chiite, rival régional du royaume saoudien sunnite.

Cité par l'agence officielle SPA, il a ajouté que les ingérences au Moyen-Orient avaient «exacerbé les conflits confessionnels, religieux, nationalistes et éthniques», appelant les participants au sommet de Riyad à agir pour «refréner le chaos armé provoqué par des terroristes et leurs parrains».

Le président Trump, qui a choisi de commencer en Arabie saoudite son premier déplacement à l'étranger, doit prononcer dimanche devant plus de 50 dirigeants de pays musulmans un discours sur l'islam.

«Je les appellerai à combattre la haine et l'extrémisme», a-t-il promis, en évoquant une «vision pacifique» de l'islam.

Rompant avec le discours maximaliste habituel du clergé religieux en Arabie saoudite, l'imam de La Mecque a plaidé pour «le dialogue constructif, la coopération et la tolérance».

Le royaume saoudien est régi par le wahhabisme, une version rigoriste de l'islam.