Des combats entre les rebelles chiites et des membres d'une tribu sunnite ont fait 26 morts, samedi, selon les autorités du pays.

Ahmed Al-Haj ASSOCIATED PRESS

Le calme est donc loin d'être rétabli au Yémen, qui est en grande partie contrôlé par les rebelles. Ils sont toutefois confrontés aux nombreuses attaques du groupe extrémiste sunnite al-Qaïda.

Samedi, les rebelles houthis ont reçu l'appui de l'armée du pays pour repousser les membres de la tribu dans la province de Bayda. Au terme d'une bataille qui avait commencé la nuit précédente, les Houthis ont perdu 12 soldats et la tribu, 10.

Par ailleurs, des dizaines de milliers de Yéménites ont déferlé dans les rues de plusieurs villes du pays pour contester la prise de pouvoir des Houthis. À Ibb, des manifestants ont incendié un véhicule militaire houthi, blessant au moins trois personnes.

Les négociations menées Nations unies pour résoudre l'impasse politique semblaient piétiner dans les derniers jours. Les porte-parole de l'émissaire Jamal Benomar assurent toutefois que les discussions se poursuivaient entre les différents groupes.

Le mois dernier, le président Abed Rabbo Mansour Hadi a démissionné de son poste après plusieurs mois de conflits avec les rebelles, qui ont pris le contrôle de la capitale de Sanaa depuis le mois de septembre.

Alors que l'incertitude politique perdure au pays, les Pays-Bas, l'Espagne et les Émirats Arabes unis ont décidé samedi de fermer leurs ambassades à Sanaa. Ils ont aussi annoncé qu'ils évacueraient leurs diplomates. L'Arabie Saoudite, l'Italie, l'Allemagne, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient fait de même dans les mois précédents.