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L'investiture du nouveau président afghan fixée au 2 septembre

Le président Karzaï (au centre) a pris la... (PHOTO WAKIL KOHSAR, AFP)

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Le président Karzaï (au centre) a pris la parole lors d'un événement célébrant le Jour de l'indépendance, le 19 août à Kaboul. Les deux candidats à la présidence, Abdullah Abdullah (à droite) et Ashraf Ghani (à gauche), étaient aussi présents.

PHOTO WAKIL KOHSAR, AFP

Agence France-Presse
KABOUL

Le président afghan Hamid Karzaï a fixé au 2 septembre la date de l'investiture du nouveau président alors que l'audit des votes du deuxième tour pour départager les deux candidats, Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani, est encore en cours.

«Le gouvernement afghan est entièrement prêt pour la cérémonie d'investiture du nouveau président à la date du 2 septembre», a précisé le palais présidentiel dans un communiqué samedi.

Et cette date ne sera pas changée, précise encore le communiqué publié à l'issue d'une rencontre entre le président sortant et le chef de la mission des Nations unies en Afghanistan (UNAMA) Jan Kubis.

Initialement, l'investiture du futur président, dans cette première transition démocratique en Afghanistan, était prévue le 2 août.

Mais au lendemain du deuxième tour du 11 juin, Abdullah Abdullah a dénoncé des fraudes massives dans le scrutin. La tension est ensuite montée rapidement entre les partisans des deux candidats.

Ce regain de tension entre les Tadjiks, favorables à M. Abdullah, et les Pachtounes, qui soutiennent M. Ghani, rappelait les pires heures de la guerre civile des années 1990. Et les observateurs craignaient que les insurgés talibans ne profitent de la situation pour gagner du terrain.

Afin d'écarter les risques d'instabilité politique, les deux candidats ont signé début août, sous le regard du secrétaire d'État américain John Kerry, un accord pour un gouvernement d'unité nationale peu importe le vainqueur de la présidentielle.

MM. Ghani et Abdullah se sont aussi engagés à accepter les résultats du scrutin après l'audit en cours des 8,1 millions de bulletins de vote.

Mais cet audit complexe avance à pas de tortue et les risques de désaccord entre les deux rivaux persistent, notamment sur la question épineuse de l'invalidation des votes frauduleux et sur le détail précis de la mise en oeuvre d'un gouvernement d'union nationale.

La communauté internationale, et en particulier les États-Unis, principaux bailleurs de fonds de l'Afghanistan, s'inquiète des risques de turbulences politiques à quelques mois du retrait des forces de l'OTAN prévu en fin d'année.




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