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Troisième jour de raids israéliens sur Gaza

Des Palestiniens s'agglutinent autour de la carcasse d'une... (PHOTO AHMED ZAKOT, REUTERS)

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Des Palestiniens s'agglutinent autour de la carcasse d'une voiture qui, selon la police, a été la cible d'une frappe aérienne de l'aviation israélienne, dans le nord de la Bande de Gaza, le 10 juillet.

PHOTO AHMED ZAKOT, REUTERS

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Offensive israélienne à Gaza

International

Offensive israélienne à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

Adel ZAANOUN, Philippe AGRET
Agence France-Presse
GAZA

L'aviation israélienne poursuivait son offensive vendredi au 4e jour de son épreuve de force avec le Hamas palestinien sans parvenir à stopper les roquettes de Gaza, tandis que la communauté internationale, inquiète, appelle à un cessez-le-feu rapide.

Dans un entretien téléphonique avec le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, le président américain Barack Obama «a exprimé sa crainte d'une escalade et souligné la nécessité pour toutes les parties de faire leur possible pour protéger les civils et restaurer l'apaisement», a rapporté la Maison-Blanche dans un communiqué.

«Les États-Unis restent prêts à faciliter une cessation des hostilités, y compris le retour à l'accord de cessez-le-feu de novembre 2012», a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé à un cessez-le-feu dès l'ouverture jeudi d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, en réitérant ses «appels aux deux camps à faire preuve du maximum de retenue».

Dans un entretien téléphonique, le président français François Hollande a exprimé «son inquiétude» au chef de l'Autorité palestienne Mahmoud Abbas au sujet de la situation à Gaza, estimant que «l'escalade doit cesser» entre Israéliens et Palestiniens.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que les relations avec Israël ne reviendraient pas à la normale tant que l'offensive israélienne se poursuivrait.



Plus de 30 Palestiniens ont été tués jeudi à Gaza dans des frappes de l'aviation israélienne, portant à environ 90 le bilan des morts dans les raids en trois jours, tandis que le Hamas et Jihad islamique allié lançaient 150 roquettes vers Israël.

Il n'y a pas eu de victime côté israélien mais des dizaines de personnes traumatisées.

Les sirènes ont de nouveau retenti jeudi soir à Jérusalem, située à 80 km de la bande Gaza, avant une série de puissantes explosions.

Deux roquettes sont tombées dans des zones inhabitées, l'une près de la colonie de Ma'ale Adoumim, à l'est de Jérusalem, et l'autre non loin d'une prison militaire israélienne, en Cisjordanie occupée, selon des témoins.

Deux autres ont été interceptées par le système antimissile Iron Dome. Tel-Aviv, la capitale économique, avait essuyé des attaques similaires en début de journée.

Ce nouveau cycle de violences est le plus meurtrier depuis l'opération «Pilier de Défense» (novembre 2012), dont l'objectif était aussi de faire cesser les tirs de Gaza.

Il a été enclenché après le rapt le 12 juin puis le meurtre de trois étudiants israéliens en Cisjordanie, attribué par Israël au Hamas, suivi de l'assassinat d'un jeune Palestinien brûlé vif à Jérusalem par des extrémistes de droite juifs.

Les enfants exposés

M. Nétanyahou a de son côté exclu tout cessez-le-feu, selon Haaretz. «Ce n'est pas à l'ordre du jour», a déclaré le premier ministre, cité par le quotidien.

«Les résultats de +Tsahal+ (acronyme hébreu de l'armée) sont pour l'instant significatifs et nous allons continuer d'attaquer le Hamas et les autres organisations terroristes», a promis son ministre de la Défense Moshé Yaalon.

L'armée de l'air a pilonné jeudi 110 «sites terroristes» dans la bande de Gaza -- contrôlée depuis 2007 par le Hamas -- portant à 860 le nombre de ses raids depuis le déclenchement de l'opération «Protective Edge» («Bordure de protection») lundi à minuit.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une frappe a tué neuf Gazaouis qui regardaient la demi-finale de la Coupe du Monde Argentine-Pays-Bas dans un café près de Khan Younès, selon les services d'urgences.

Également à Khan Younès, dans le sud de l'enclave palestinienne, quatre femmes et quatre enfants ont péri dans deux maisons bombardées. Un cinquième mineur a trouvé la mort lors d'un raid dans le nord du territoire.

Depuis le début de l'opération «Bordure de protection», environ 90 Palestiniens ont été tués et plus de 500 autres blessés, selon le porte-parole des services d'urgence de Gaza Ashraf al-Qudra.

Aucun décès n'a été enregistré côté israélien.

L'Égypte a rouvert les postes-frontières de Rafah et les hôpitaux dans le nord du Sinaï ont été placés en état d'alerte afin d'accueillir des blessés, selon l'agence de presse officielle égyptienne MENA.

Selon l'ONG DCI-Palestine, qui se consacre à la défense des enfants, 14 mineurs avaient déjà été tués mardi et mercredi à Gaza.

Dans un communiqué, l'Unicef a mis en garde contre «les souffrances dévastatrices» infligées aux enfants des deux côtés.

De son côté, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé toutes les parties à «protéger les civils et le personnel médical pris dans la spirale de violence».

Escalade 

Toutefois, l'opération aérienne, qui a vidé les rues de Gaza, n'a pas réussi à faire cesser les attaques du Hamas et du Jihad islamique, tous deux équipés de roquettes à longue portée, comme la M75 de fabrication locale, de plus en plus précises.

Plus de 120 roquettes se sont abattues depuis ces dernières 24 heures en Israël et 24 autres ont été interceptées par les batteries Iron Dome. Au total, 370 projectiles ont touché le territoire israélien depuis le début des hostilités.

Le Hamas a revendiqué des tirs de roquettes visant Jérusalem et Tel-Aviv mais aussi Haïfa, à 160 km au nord, et le centre nucléaire de Dimona, au sud.

Selon Firas Abi Ali, expert à l'institut IHS Country Risk, le Hamas est «engagé dans une escalade qui vise à pousser Israël vers une offensive terrestre».

«Nous sommes toujours confrontés à une campagne difficile et complexe», a reconnu M. Nétanyahou, à l'issue d'une réunion de son cabinet de sécurité, alors qu'Israël pourrait opter pour une offensive terrestre contre Gaza. 40 000 réservistes ont été rappelés.

Les Palestiniens et les pays de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) ont exhorté les Nations unies à «mettre fin à l'agression israélienne».

Sur le plan humanitaire, l'Égypte a ouvert le point de passage de Rafah pour recevoir les Palestiniens blessés dans l'offensive israélienne.

«Lancer un avertissement n'absout pas la partie attaquante de ne cibler que des objectifs militaires ou de s'abstenir de toute attaque si les pertes civiles anticipées sont disproportionnées», a déploré Human Rights Watch.



Appel à un cessez-le-feu

Toutefois, l'opération aérienne, qui a vidé les rues de Gaza, n'a pas réussi à faire cesser les attaques du Hamas et du Jihad islamique, tous deux puissamment armés et équipés de roquettes à longue portée.

Plus de 100 roquettes se sont abattues depuis mercredi minuit en Israël et 21 autres ont été interceptés par les batteries de défense anti-aérienne. Au total, plus de 220 projectiles ont atteint le territoire israélien depuis le début des hostilités.

Le Hamas a revendiqué les tirs de roquettes visant Jérusalem et Tel-Aviv, mais aussi Haïfa, à 160 km au nord, et le site nucléaire de Dimona, au sud.

Selon Firas Abi Ali, expert à l'institut IHS Country Risk, le Hamas est «engagé dans une escalade qui vise à pousser Israël vers une offensive terrestre».

Les Palestiniens et les pays de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) ont exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à «mettre fin à l'agression israélienne».

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé à un cessez-le-feu à l'ouverture jeudi d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, en réitérant ses «appels aux deux camps à faire preuve du maximum de retenue».

Le président français François Hollande a appelé également Israéliens et Palestiniens à la «retenue» et à «l'apaisement».

Sur le plan humanitaire, l'Égypte a ouvert le point de passage de Rafah pour recevoir les Palestiniens blessés dans l'offensive israélienne.

En revanche, Le Caire ne semble plus vouloir endosser le costume de médiateur, comme par le passé, au profit du Hamas, allié des Frères musulmans écrasés par le nouveau pouvoir égyptien.




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