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L'Iran hostile à «toute intervention militaire étrangère en Irak»

Samedi, le président Hassan Rohani n'a pas exclu... (PHOTO ADEM ALTAN, ARCHIVES AFP)

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Samedi, le président Hassan Rohani n'a pas exclu une coopération avec les États-Unis contre les djihadistes.

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Chaos en Irak

International

Chaos en Irak

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EIIL ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse

L'Iran est hostile à «toute intervention militaire étrangère en Irak», a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Marzieh Afkham, citée par l'agence Isna dimanche, au lendemain du déploiement dans le Golfe d'un porte-avion américain.

«L'Irak a la capacité et la préparation nécessaire pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme. Toute action qui compliquerait la situation en Irak n'est pas dans l'intérêt de ce pays et de la région», a déclaré Mme Afkham, confiante dans le fait que «le peuple et le gouvernement irakien (...) pourront neutraliser ce complot».

Les forces irakiennes préparent une contre-offensive et ont renforcé leur défense de Bagdad après l'offensive éclair menée par les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui ont pris la deuxième ville d'Irak, Mossoul, et sa province Ninive (nord), Tikrit et d'autres régions de la province de Salaheddine, ainsi que des secteurs des provinces de Diyala (est) et de Kirkouk (nord).

Téhéran s'est dit prêt à aider Bagdad pour lutter contre l'offensive djihadiste en cours, mais sans intervenir au sol, et les autorités iraniennes ont démenti à plusieurs reprises des informations de presse rapportant la présence de troupes iraniennes en Irak.

Samedi, le président Hassan Rohani n'a pas non plus exclu une coopération avec les États-Unis contre les djihadistes.

«Si nous voyons que les États-Unis agissent contre les groupes terroristes, alors on peut penser (à une coopération), mais jusqu'ici nous n'avons vu aucune action de leur part», a affirmé M. Rohani, alors que le président américain Barack Obama a exclu d'envoyer des troupes pour contrer l'avancée des djihadistes en Irak.

Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, chargé de décider des questions liées à la sécurité du pays, a écarté toute coopération entre l'Iran et les États-Unis à propos de l'Irak.

«Cela fait partie d'une guerre psychologique et c'est totalement irréel», a déclaré M. Shamkhani en critiquant «les informations publiées par les médias occidentaux».

«Comme nous l'avons déclaré, en cas de demande officielle du gouvernement irakien, nous sommes prêts à examiner la question dans le cadre des règles internationales et cela ne concerne aucun pays tiers» (États-Unis), a déclaré M. Shamkhani, qui est nommé par le président Rohani.

Face à la situation, les États-Unis ont déployé le porte-avions USS George H.W. Bush dans le Golfe afin de «disposer de plus de flexibilité si une opération militaire américaine devait être déclenchée pour protéger des vies américaines, des citoyens ou nos intérêts en Irak», selon le Pentagone.




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