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Irak: 29 morts, dont 23 dans un assaut de l'armée contre des insurgés

Ramadi avait également été secoué le 16 avril... (Photo archives Reuters)

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Ramadi avait également été secoué le 16 avril dernier par un attentat suicide qui avait alors fait deux morts et six blessés (photo).

Photo archives Reuters

Agence France-Presse
RAMADI

Des violences ont fait 29 morts en Irak samedi, dont 23 dans des affrontements déclenchés par un assaut de l'armée contre des insurgés à Ramadi, à l'ouest de Bagdad, ont indiqué des responsables.

Tôt samedi matin, les forces de sécurité ont lancé l'assaut sur al-Hamira, une localité située au sud de Ramadi et sont parvenues à la reprendre aux insurgés, ont indiqué des responsables de l'armée et de la police, précisant que deux soldats et 21 insurgés avaient péri dans ces affrontements.

Les violences dans la province d'Al-Anbar, dont Ramadi est la capitale, ont débuté fin décembre, quand les forces de sécurité ont démantelé un camp de protestation anti-gouvernemental près de Ramadi.

Peu après, des insurgés et des tribus hostiles au gouvernement, dominé par les chiites, se sont installés à Ramadi et à Fallouja, situées respectivement à 100 et 60 km de Bagdad, un développement inédit depuis l'insurrection ayant suivi l'invasion américaine de 2003.

Les troupes irakiennes sont parvenues récemment à reprendre le contrôle de la quasi-totalité de la ville de Ramadi mais Fallouja est toujours contrôlée par des hommes armés.

À Michahada, au nord de la capitale, un kamikaze s'est fait exploser près d'une base militaire, tuant au moins quatre soldats et en blessant six.

Et à Bagdad même, deux personnes ont péri dans des attentats à la bombe.

L'Irak connaît une recrudescence des violences, qui ont fait plus de 2700 morts depuis le début de l'année, sans que les forces de sécurité ne puissent juguler l'effusion de sang.

Depuis le début du mois d'avril, ces violences ont tué plus de 450 personnes, selon un bilan de l'AFP compilé à partir de chiffres fournis par des sources médicales et les services de sécurité.

Les violences, alimentées par le conflit en Syrie voisine et par le sentiment de discrimination de la minorité sunnite en Irak, représentent un défi majeur pour les forces de sécurité qui préparent le scrutin du 30 avril, premières élections législatives depuis le retrait américain fin 2011.




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