Les talibans relâchés par Kaboul pourraient être pourchassés, dit le Pentagone

Si l'un des 65 talibans afghans libérés d'une prison anciennement gérée par les... (Photo Aref KARIMI, AFP)

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Photo Aref KARIMI, AFP

Robert Burns
Associated Press
Washington

Si l'un des 65 talibans afghans libérés d'une prison anciennement gérée par les États-Unis en Afghanistan décide de retourner sur le champ de bataille, il risque d'être pourchassé par les forces armées américaines, a laissé entendre un représentant du Pentagone, vendredi.

Le secrétaire de presse du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, a déclaré que les troupes américaines continuaient de se battre contre les ennemis qui s'en prenaient à elles, à leurs alliés ainsi qu'à la population afghane et que, si ces détenus choisissaient de reprendre la lutte, ce serait à leurs risques et périls.

Les 65 prisonniers ont été relâchés jeudi par Kaboul contre l'avis de Washington, qui soutient que ces hommes sont de dangereux combattants et fabricants de bombes qui recommenceront probablement à tuer des soldats étrangers et des civils afghans.

Les États-Unis estiment que certains de ces détenus sont directement liés à des attaques qui ont coûté la vie à 32 soldats américains ou alliés de même qu'à 23 membres des forces de sécurité ou de la population civile afghanes.

Selon le contre-amiral Kirby, ces individus ne devraient pas être libres de se promener dans les rues. Il a ajouté que le gouvernement américain avait de solides preuves contre eux, mais que les autorités afghanes n'en avaient pas tenu compte.

Le secrétaire de presse a indiqué que Washington s'inquiétait de voir le gouvernement afghan libérer d'autres détenus considérés comme une menace par les États-Unis.

Il a affirmé que les récentes décisions du président afghan, Hamid Karzaï, avaient causé de la frustration au secrétaire de la Défense, Chuck Hagel.

L'administration de Barack Obama est également vexée par le refus de M. Karzaï de ratifier une entente bilatérale de sécurité qu'il avait pourtant accepté de signer l'an dernier. L'accord fournirait le cadre légal nécessaire pour permettre aux États-Unis de laisser des soldats en Afghanistan pour agir comme formateurs et conseillers après la fin officielle de la mission de combat internationale en décembre prochain.




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