La Maison-Blanche a qualifié mercredi la mort au Yémen de l'homme fort d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) de «revers» pour le groupe, en disant toutefois ne pas être en mesure de la confirmer.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Nous sommes au courant d'informations sur la mort de Saïd al-Chehri», un ressortissant saoudien, a déclaré à l'AFP la porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), Caitlin Hayden.

«Nous ne sommes pas en mesure de confirmer sa mort, mais si (cette information) est vraie, la perte d'une figure si importante et connue constituerait un revers pour les opérations d'Aqpa et ferait taire une voix cruciale pour la mobilisation des extrémistes dans la péninsule Arabique et partout dans le monde», a-t-elle ajouté.

Dans une vidéo mise en ligne mercredi, Aqpa a finalement confirmé la mort de Chehri, son co-fondateur, des suites d'un raid d'un drone américain fin 2012.

Les autorités yéménites avaient annoncé le 24 janvier que Chehri avait «succombé à ses blessures subies lors d'une opération antiterroriste» en novembre précédent dans le nord du pays, mais le réseau n'avait pas confirmé.

Chehri, un ancien détenu de Guantanamo remis aux autorités saoudiennes en 2007, avait suivi un programme de réhabilitation mis en place par Riyad pour ses ressortissants de retour de la prison américaine, mais s'était échappé pour rejoindre les rangs d'Al-Qaïda au Yémen.