Un général israélien, Avi Zamir, s'inquiète de la montée de l'extrémisme religieux au sein de l'armée, selon des extraits d'un rapport publié mercredi par le quotidien Haaretz.

Mis à jour le 20 juill. 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

Dans ce document, le général Zamir, qui a quitté ses fonctions de chef de service du personnel de l'armée il y a un mois, s'inquiète de facteurs qui «remettent en cause le rôle traditionnel de Tsahal comme armée du peuple», pointant notamment du doigt «la montée d'un extrémisme religieux».

Il dénonce la tendance de l'armée à céder aux exigences des rabbins ultra-orthodoxes qui s'opposent à la mixité, estimant que ces concessions entraînent une «coercition insupportable pour le personnel féminin».

Selon le Haaretz, les plaintes déposées par des soldates et des femmes officiers auprès de l'état-major s'accumulent. Ces dernières se voient refuser de servir dans certaines unités, devenues exclusivement masculines sous la pression de milieux religieux.

Le général Zamir propose en outre de retirer au rabbinat le rôle du renforcement de la «conscience juive» dans l'armée, pour confier cette tâche au service de l'Éducation, après que des recrues, selon le journal, se sont plaints d'un «bourrage de crâne religieux et ultra-nationaliste».

Récemment, l'armée a renforcé le déploiement des aumôniers militaires dans les unités et changé la formule de la prière Yizkor «Souviens-toi» lors des cérémonies pour les soldats tombés au champ d'honneur, en dépit des protestations de familles laïques.

Au lieu que ce soit le «peuple d'Israël» qui soit appelé à «se souvenir», c'est Dieu qui est désormais appelé à le faire.