La Chambre des représentants américaine a adopté mardi un projet de budget supplémentaire 2010 contenant des fonds pour la guerre en Afghanistan, alors que le Pentagone a prévenu que l'argent manquait pour financer les renforts demandés par le président Obama.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Les élus ont approuvé le projet de loi par 308 voix contre 114. Plus d'une centaine de démocrates ont voté contre le texte, qui a été adopté grâce aux voix des républicains.

Le texte va maintenant être envoyé à la Maison-Blanche pour promulgation.

Ce vote intervient après plusieurs semaines de retard liés notamment aux importantes divisions au Congrès parmi les élus de la majorité démocrate au sujet de la guerre en Afghanistan.

En outre, le Sénat avait écarté la semaine dernière une première version adoptée par la Chambre où les élus voulaient rajouter plus de 20 milliards de dollars de dépenses non-militaires, notamment pour l'éducation, aux quelque 60 milliards de dépenses prévues.

«Le gouvernement afghan n'a pas fait preuve de la détermination, de la fiabilité et de la capacité de jugement nécessaires pour parvenir à une conclusion heureuse», a dit lors du débat le démocrate David Obey, président de la puissante commission chargée de répartir les fonds fédéraux. Il a voté contre le projet de budget.

Le camp des opposants à la guerre s'est renforcé cette semaine avec la publication par le site WikiLeaks lundi de dizaines de milliers de documents militaires confidentiels sur le conflit en Afghanistan montrant une situation sur le terrain peu avantageuse pour les Américains et leurs alliés.

Les fonds pour l'Afghanistan devraient permettre de financer l'envoi dans ce pays de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, décidé par le président Barack Obama en décembre.

En outre, le plan prévoit 2,8 milliards de dollars pour l'aide à Haïti dont environ 900 millions d'aide économique.

Il contient également des fonds pour le retrait d'Irak, l'aide au Pakistan et à l'agence américaine de gestion des crises (Fema), chargée de l'aide en cas de désastres naturels tels que des ouragans ou des inondations.