Le département d'État des États-Unis a l'intention d'éliminer progressivement son réseau de bureaux diplomatiques en Irak dans les trois ans suivant le départ des troupes américaines du pays.

Robert Burns AGENCE FRANCE-PRESSE

C'est ce qu'a déclaré James F. Jeffrey, le candidat nommé par Barack Obama pour être le prochain ambassadeur à Bagdad, lors de l'audience devant le comité des affaires étrangères du Sénat visant à le confirmer dans ses fonctions, mardi.

M. Jeffrey, actuel ambassadeur des États-Unis en Turquie, a aussi affirmé que le programme de formation de la police irakienne géré par les États-Unis, qui doit commencer l'an prochain, serait lui aussi progressivement supprimé sur une période de trois à cinq ans.

Selon M. Jeffrey, cela aurait pour effet de diminuer la présence diplomatique permanente à l'ambassade américaine à Bagdad, ce qui permettra notamment d'y loger un bureau pour superviser la vente d'équipement militaire à l'Irak par les États-Unis.

Le nombre de soldats américains présents en Irak devrait être réduit à 50 000 d'ici la fin du mois d'août 2010. À la même date, le département d'État doit remplacer l'armée en tant que représentant du gouvernement américain en Irak. Il ne devrait plus y avoir de soldats américains en Irak le 31 décembre 2011.

Au fur et à mesure que les troupes se retireront, un réseau existant de 16 postes militaires et civils, connus sous le nom d'équipes provinciales de reconstruction, sera transformé en une combinaison de trois bureaux locaux de l'ambassade et de deux consulats, a précisé M. Jeffrey.

Le diplomate a ajouté que le département d'État, et non l'armée américaine, serait en charge de la sécurité de ces cinq bureaux.

Il a affirmé que les sondages montrent que la plupart des Irakiens veulent que les troupes américaines partent, mais que les États-Unis resteront engagés à travailler en partenariat avec l'Irak pour promouvoir la paix et la stabilité de la région.