Au moins 34 personnes ont été tuées et 72 autres blessées mercredi soir dans un attentat à la voiture piégée dans un quartier majoritairement chiite de Bagdad, ont indiqué à l'AFP des sources hospitalières et du ministère de l'Intérieur.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Il y a 34 morts et 72 blessés. La voiture était garée en face d'un restaurant et d'un vendeur de glaces», a annoncé une source au ministère de l'Intérieur. Le bilan a été confirmé par des médecins dans les trois hôpitaux où étaient transportées les victimes.

La voiture piégée a explosé peu après 19H30 dans le quartier de Choula, dans le nord-ouest de la capitale irakienne, avaient indiqué dans un premier temps des sources des services de sécurité.

Le bilan précédent faisait état de 10 morts et de 45 blessés.

Après des mois de baisse des violences, l'Irak connaît un regain d'attentats et d'assassinats, notamment contre la communauté chiite majoritaire dans le pays.

Avril a été le mois le plus meutrier en Irak depuis septembre 2008, avec 355 personnes tuées, selon des chiffres officiels. Bagdad et les provinces de Ninive (nord), dont Mossoul est la capitale, et Diyala (centre) sont les principaux foyers de violences.

Le 29 avril, trois voitures piégées avaient explosé presque simultanément sur des marchés de Sadr City, bastion du chef radical chiite Moqtada Sadr. Au moins 51 personnes avaient été tuées et des dizaines blessées.

Sept autres personnes avaient également péri dans quatre autres attentats dans des quartiers chiites ou mixtes de Bagdad.

Ces attentats rappellent les attaques coordonnées menées dans des zones chiites en 2006, au plus fort des violences confessionnelles et auxquelles répondaient les miliciens chiites par l'enlèvement et le meurtre de sunnites.

L'armée irakienne a imputé jeudi dernier aux partisans de l'ex-président Saddam Hussein la responsabilité de la vague d'attentats, estimant qu'ils visaient vraisemblablement à exacerber les «violences confessionnelles» entre chiites et sunnites.

Le parti du premier ministre chiite Nouri al-Maliki avait estimé que ces attentats «lâches» étaient une réaction à l'arrestation du chef présumé d'Al-Qaeda en Irak, Abou Omar al-Baghdadi.

Lundi, les autorités irakiennes avaient diffusé une vidéo de l'interrogatoire d'un homme présenté comme Abou Omar al-Baghdadi et arrêté, selon les services irakiens de sécurité, le 23 avril alors qu'il circulait en voiture à Bagdad.