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La journaliste irano-américaine jugée pour espionnage à Téhéran

Roxana Saberi... (Photo: AP)

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Roxana Saberi

Photo: AP

Agence France-Presse
Teheran

Le procès de la journaliste irano-américaine Roxana Saberi, détenue à Téhéran depuis fin janvier et inculpée d'espionnage au profit des Etats-Unis, a débuté lundi, malgré les ouvertures politiques de l'administration Barack Obama en direction de la République islamique.

«La première journée du procès a eu lieu hier et la journaliste a été autorisée à s'exprimer devant le tribunal pour sa défense», a déclaré mardi à la presse le porte-parole de la justice, Ali Reza Jamshidi.

Selon lui, Melle Saberi est accusée d'«espionnage pour le compte de l'étranger, (...) des Etats-Unis». Le jugement sera rendu «dans une ou deux semaines», a précisé ce porte-parole.

«Nous avons rencontré Roxana pour quelques minutes aujourd'hui et elle va bien. Nous attendons la décision du juge (...) qui doit intervenir dans une semaine», a déclaré à l'AFP Reza Saberi, le père de la jeune journaliste.

«Il y a toujours un espoir. Mais nous ne savons pas ce qui va se passer», a-t-il ajouté.

Les parents de Melle Saberi, qui vivent aux Etats-Unis, sont arrivés à Téhéran la semaine dernière. Ils avaient pu la rencontrer une première fois à la prison d'Evine où elle est détenue.

Après la visite, son père avait affirmé que sa fille, née et élevée aux Etats-Unis, «avait envisagé une grève de la faim mais en a abandonné l'idée».

Cette inculpation est survenue en dépit des ouvertures diplomatiques du président américain, Barack Obama, et de Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat en direction de la République islamique.

Hillary Clinton avait indiqué fin mars qu'une délégation américaine avait remis à une délégation iranienne, une lettre demandant la libération de trois Américains détenus en Iran, dont Melle Saberi, en marge d'une conférence sur l'Afghanistan à La Haye.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne Hassan Ghashghavi avait démenti la tenue de cette rencontre et donc la remise d'une lettre.

M. Jamshidi a également rejeté les critiques des responsables américains, notamment du porte-parole du Département d'Etat, Robert Wood, qui avait affirmé que les accusations contre la journaliste étaient «sans fondement».

«Il est très drôle que quelqu'un fasse des commentaires avant même d'avoir vu le dossier», a-t-il ajouté.

«Nous sommes très préoccupés par l'annonce du gouvernement iranien que Roxana Saberi a été inculpée d'espionnage. Cette inculpation est sans fondement», avait dit M. Wood, réclamant la libération immédiate de la journaliste.

Mme Clinton s'était aussi déclarée «profondément préoccupée» par le cas de cette journaliste.

«Nous avons demandé aux Suisses, qui comme vous le savez représentent nos intérêts en Iran, d'obtenir les informations les plus exactes et les plus récentes», a-t-elle ajouté.

Mercredi dernier, le vice-procureur de Téhéran, Hassan Hadad, avait annoncé que Roxana Saberi avait été inculpée pour espionnage.

«L'affaire a été transmise au tribunal révolutionnaire. Elle n'avait pas d'accréditation de presse et menait des activités d'espionnage sous le couvert de journalisme», avait-il précisé.

Roxana Saberi, 31 ans, détient les nationalités américaine et iranienne mais l'Iran ne reconnaît pas le principe de la double nationalité.

La jeune journaliste, qui collabore notamment avec la radio publique américaine NPR, la BBC et la chaîne de télévision américaine Fox News, avait initialement été détenue pour achat d'alcool, interdit dans la République islamique.

En mars, les autorités ont indiqué que sa carte de presse lui avait été retirée en 2006, et que depuis elle travaillait «illégalement» en Iran.  




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