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Des milliers de fidèles célèbrent le Vendredi saint

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Des chrétiens ont participé à la procession du Vendredi saint, à Jérusalem.

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Majeda El BATSH
Agence France-Presse
Jérusalem

Des milliers de pèlerins catholiques du monde entier ont participé à la traditionnelle procession du Vendredi saint marquant la crucifixion de Jésus, dans la Vieille ville de Jérusalem, deux jours avant Pâques.

«Nous sommes bénis car nous sommes à Jérusalem durant la semaine sainte», a déclaré à l'AFP Kathy, une Américaine sexagénaire venue de l'Ohio. «Cet instant est en train de changer ma vie. J'ai l'impression de devenir une autre personne». Les fidèles ont suivi les quatorze stations de la Via Dolorosa, le chemin de croix que Jésus a suivi avant d'être crucifié par les Romains d'après la tradition chrétienne.

Sous un soleil radieux, les chrétiens, dont certains portaient des croix pour rappeler le calvaire du Christ, croisaient sur leur chemin dans la Ville sainte des musulmans se rendant sur l'esplanade des Mosquées et des juifs allant prier au pied du mur des Lamentations.

La procession, au milieu d'un dispositif de sécurité israélien renforcé, a débuté devant le couvent de la Flagellation et s'est achevée au Saint-Sépulcre, considéré par la majorité des chrétiens comme le lieu de sépulture de Jésus.

Ce haut lieu du christianisme est situé dans la vieille ville de Jérusalem, dans la partie orientale de la ville annexée par Israël après sa conquête en juin 1967.

Sur tout le parcours, une foule très dense se pressait et les groupes de fidèles priaient chacun dans sa langue d'origine, que ce soit en français,  espagnol ou italien.

«Je suis ravi», confie Paolo Antonio, un Espagnol de 68 ans, «mais je peux aussi ressentir la souffrance de Jésus lorsqu'il a été crucifié».

«Nous avons de la chance d'être ici», s'enthousiasme Bénita, une Philippine qui travaille en Israël comme employée de maison. «C'est un moment spécial d'être en Terre Sainte pendant la semaine sainte».

Nizam, une Palestinienne sexagénaire de Ramallah en Cisjordanie a des sentiments plus partagés.

«Je suis heureuse car je me rends à l'église (du Saint-Sépulcre)», a-t-elle déclaré. «Mais je suis aussi triste car j'ai dû demander un permis pour entrer dans mon pays. Je ne peux pas me déplacer librement. Nous ne pouvons aller dans nos églises», a-t-elle ajouté avec amertume.

Les autorités israéliennes ont délivré des permis spéciaux aux Palestiniens chrétiens de Cisjordanie pour leur permettre d'assister aux festivités pascales, alors qu'en règle générale il leur est très difficile d'accéder à la Ville sainte du fait du bouclage israélien.

Des représentants des deux grandes familles musulmanes de Jérusalem, les Nousseibeh et les Joudeh, qui détiennent les clés du Saint-Sépulcre depuis le XIIIe siècle, avaient ouvert tôt les portes de l'église pour permettre aux pèlerins de s'y recueillir.

L'office du service de ce Vendredi saint était célébré par le nouveau patriarche latin de Jérusalem, Fouad Twal, qui a remplacé Michel Sabbah, parti l'an dernier à la retraite à l'âge de 75 ans.

L'autorité du patriarche latin de Jérusalem s'étend sur les territoires palestiniens, Israël, la Jordanie et Chypre.




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