(Kiev) Les autorités ukrainiennes ont accusé vendredi la Russie d’être derrière des centaines de fausses alertes à la bombe destinées à « semer la panique » dans le pays, sur fond de craintes internationales d’une invasion russe.

Publié le 21 janvier
Agence France-Presse

« L’objectif des services spéciaux du pays agresseur est évident : renforcer la pression sur l’Ukraine, semer l’anxiété et la panique dans la société », ont assuré dans un communiqué les services de sécurité ukrainiens, le SBU.

300 fausses alertes depuis le 1er janvier

Depuis le début de l’année, plus de 300 alertes à la bombe, toutes fausses, ont déjà été enregistrées en Ukraine contre près de 1100 pour l’ensemble de l’année précédente, selon cette source.

Selon le SBU, ce genre d’opération fait partie d’une stratégie de « guerre hybride moderne » contre l’Ukraine.

La quasi-totalité de ces alertes ont été envoyées par courrier électronique et provenaient des territoires sous contrôle des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine ou depuis la Russie, a indiqué de son côté la police nationale dans un communiqué.

Les alertes visaient en particulier les écoles — notamment la totalité des établissements de Kiev vendredi —, mais aussi des stations de métro, des centres commerciaux, des aéroports et même la présidence.

Dans ce contexte, plusieurs villes ukrainiennes ont décidé de passer à l’enseignement scolaire à distance.

Ces incidents surviennent alors que les tensions avec Moscou sont au plus haut, la Russie étant accusée d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière en vue d’une attaque.

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a accusé cette semaine la Russie de chercher à déstabiliser l’Ukraine de l’intérieur.

« Non seulement la Russie nous menace avec ses armes, mais, en parallèle, elle fait monter la panique et tente grâce à elle d’ébranler la société et l’économie ukrainiennes », afin d’« affaiblir de l’intérieur » le pays, a-t-il lancé jeudi tout en appelant ses compatriotes au calme.

La Russie a elle aussi été victime ces dernières années de plusieurs vagues massives de fausses alertes à la bombe.