(Bucarest) Les Roumains devront à nouveau se munir d’un masque chirurgical pour sortir dans la rue, a annoncé mercredi le gouvernement, alors que le nombre de contaminations quotidiennes à la COVID-19 a plus que triplé depuis début 2022.

Publié le 5 janvier
Agence France-Presse

« Ce nouveau variant (Omicron, NDLR) est extrêmement contagieux, c’est pourquoi le port du masque devient obligatoire à l’extérieur comme il l’est déjà à l’intérieur », a déclaré aux journalistes le secrétaire d’État à l’Intérieur, Raed Arafat, un mois après l’abrogation de cette contrainte.

Frappée par une vague particulièrement meurtrière de la pandémie à l’automne, avec un pic de 591 morts recensés en 24 heures début novembre, la Roumanie, pays de 19 millions d’habitants, avait connu un répit au mois de décembre.

Mais le nombre de nouveaux cas est reparti à la hausse, s’établissant à 4893 en 24 heures mercredi, contre 1451 le 1er janvier, sur fond de propagation d’Omicron.

Malgré cette flambée, les autorités rechignent à suivre les recommandations des experts en faveur de restrictions plus sévères.

Si un laissez-passer sanitaire est obligatoire pour aller notamment au restaurant, au cinéma ou au musée, un projet visant à étendre son application au lieu de travail semble ainsi avoir été abandonné après avoir été d’abord édulcoré.

Le chef de file des sociaux-démocrates (PSD, au pouvoir), Marcel Ciolacu, a affirmé dans une interview télévisée mardi soir qu’il était « trop tard » pour l’adopter, disant « refuser de mettre la pression sur les Roumains pour qu’ils se fassent vacciner ».

Devant le laxisme des autorités, ces derniers boudent de plus en plus les centres de vaccination, seules 31 000 doses ayant été administrées mardi.

À ce jour, 41 % de la population a reçu deux doses, un des taux les plus faibles de l’Union européenne (UE).