(La Haye) Cinquante manifestants kurdes ont été interpellés à La Haye vendredi pour avoir pénétré sur le site de l’organisme mondial de surveillance des armes toxiques et y avoir manifesté pour dénoncer, selon eux, l’utilisation par la Turquie d’armes chimiques dans le nord de l’Irak.

Publié le 3 déc. 2021
Agence France-Presse

Les manifestants étaient entrés dans l’enceinte de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour manifester devant les portes du bâtiment, ont constaté des journalistes de l’AFP.  

La police les a mis à terre un par un, les a menottés et fait monter dans des fourgons.  

Au moins une douzaine de véhicules de police ont bouclé la route devant l’OIAC, qui se trouve en face de la résidence officielle du premier ministre néerlandais Mark Rutte. Plusieurs ambulances et un hélicoptère médicalisé se trouvaient également sur les lieux.

« Vers midi, un grand groupe de manifestants a pris d’assaut un bâtiment. […] Nous avons arrêté ces manifestants. Plusieurs unités de police sont présentes dans le bâtiment », a indiqué la police de La Haye sur Twitter.  

« Les quelque 50 manifestants arrêtés qui se trouvaient sur le site ont été transférés dans un local de la police. »

La Turquie nie avoir utilisé des armes chimiques dans son conflit avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène une insurrection contre l’État turc depuis 1984.  

Les séparatistes kurdes maintiennent des bases dans les montagnes accidentées de l’autre côté de la frontière, dans le nord-ouest de l’Irak, que la Turquie prend régulièrement pour cible.  

La manifestation de vendredi est intervenue après la réunion annuelle de l’OIAC cette semaine, au cours de laquelle la Syrie et la Russie ont été mises sous pression pour l’utilisation présumée d’armes chimiques.