(Londres) L’Angleterre, le Pays de Galles et l’Écosse — cette dernière nation étant le plus mauvais élève en Europe en la matière —, ont enregistré l’an dernier des records d’overdoses mortelles, selon des statistiques officielles qui mettent en cause la cocaïne et les opiacés.

Agence France-Presse

En 2020, 4561 overdoses mortelles ont été enregistrées en Angleterre et au Pays de Galles, soit un taux de 76,7 par million d’habitants, un bond de 3,8 % par rapport à 2019 et du jamais vu depuis le début des relevés en 1993, a précisé mardi le Bureau national des Statistiques (ONS).

Près de la moitié de ces overdoses concernaient un opiacé, tandis que les décès dus à la consommation de cocaïne ont fait un bond de 9,7 %.

« Cette tendance générale est principalement due aux décès liés aux opiacés, mais aussi à l’augmentation des morts liées à d’autres substances comme la cocaïne », a expliqué l’ONS.

Le taux de décès liés à l’abus de drogues présente un clivage « marqué » entre le nord et le sud de l’Angleterre. Le nord-est, région défavorisée, enregistre la plus forte hausse, tandis que Londres enregistre les taux les plus bas.

Interrogé par l’AFP, l’ONS a indiqué qu’il était trop tôt pour évaluer l’effet des confinements à répétitions l’an dernier au Royaume-Uni sur cette tendance.

L’Écosse, qui a le taux de décès par overdose le plus élevé d’Europe, a annoncé la semaine dernière que plus de 1300 personnes sont mortes en 2020 après avoir consommé de la drogue.

Ce chiffre ne cesse d’augmenter depuis sept ans malgré les efforts accrus des autorités écossaises face à cette situation dramatique.

La crise écossaise autour de l’héroïne avait fait irruption sur la scène internationale en 1996 avec le film Trainspotting de Danny Boyle, qui se passait à Édimbourg. Plus de vingt ans après, les décès par overdose touchent de plein fouet cette « génération Trainspotting » qui a commencé à consommer de l’héroïne dans les années 1980-1990.