(Londres) Les responsables de la COP26 sur le climat ont salué lundi les progrès réalisés à l’issue d’une réunion ministérielle qui a rassemblé plus de 50 pays à Londres pour préparer la COP26 sur la climat en novembre à Glasgow.

Agence France-Presse

La responsable climat de l’ONU, Patricia Espinosa, a salué comme « extrêmement positive » la réunion, qui a réuni physiquement dimanche et lundi les représentants pour la première fois depuis 18 mois.  

Il reste des « défis » à relever « pour rassembler tout le monde », mais « la participation était vraiment extraordinaire », avec des représentants venus d’Asie d’Amérique Latine, d’Afrique, mais surtout des acteurs clés comme les États-Unis, la Chine ou l’Inde, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse.

« Le dialogue a commencé », mais il « reste beaucoup de travail », a-t-elle poursuivi.

Le président de la COP26, le ministre britannique Alok Sharma, a quant à lui salué les « progrès » qui ont été accomplis « dans un esprit clair de coopération ». Néanmoins, « les problèmes dont nous avons discuté sont complexes » et « des différences significatives persistent », notamment sur la finance, a-t-il ajouté.

Le Canada et l’Allemagne à la manœuvre

Canada et Allemagne ont accepté de prendre en main les discussions pour arriver à l’objectif de 100 milliards de dollars par an pour aider les pays les plus pauvres dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Les participants se sont accordés sur le fait que la COP26 devait « maintenir le seuil du réchauffement à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle » à portée de main, a-t-il poursuivi.

Nombre d’entre eux se sont accordés sur le fait que le charbon n’était « pas compatible avec cet objectif », a-t-il poursuivi.

Objectif : enterrer le charbon

Le ministre Sharma a exprimé le souhait que la COP26 soit celle qui « consigne le charbon à l’histoire », exprimant sa déception que le G20 ne soit pas parvenu à s’accorder sur ce point.  

Selon la ministre française de la Transition écologique Barabara Pompili, cette « première réunion physique à Londres était une étape essentielle pour créer un électrochoc, un sursaut de la communauté internationale », selon une déclaration transmise par ses services.

Cette rencontre intervient alors que 195 pays ont commencé lundi l’adoption des nouvelles prévisions des experts climat de l’ONU, un rapport » crucial pour le succès « de la conférence climat COP26 de novembre.