(Rome) Une enquête réalisée conjointement par l’Allemagne et l’Italie sur les activités de l’organisation criminelle ‘ndrangheta a mené à l’arrestation de 31 personnes soupçonnées de trafic de drogue, de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale.

Associated Press

Les agences Europol et Eurojust, qui coordonnent les activités des forces de l’ordre en Europe, ont indiqué que plus de 800 policiers et agents fiscaux ont participé à l’opération en Italie et en Allemagne.

Les autorités italiennes ont salué ce qu’elles ont appelé un « nouveau modèle de collaboration » et dit que des experts provenant des deux pays ont formé une escouade conjointe pour mener l’enquête, qui a été compliquée par les téléphones chiffrés que les suspects utilisaient.

Le principal procureur antimafia de l’Italie, Federico Cafiero De Raho, a dit que l’enquête a confirmé l’infiltration profonde de l’économie légitime par la ’ndrangheta, qui est basée en Cambrie.

Les suspects utilisaient apparemment des entreprises comme des restaurants, des concessionnaires de voitures et des firmes alimentaires pour blanchir les revenus de la vente de cocaïne.

« C’est un système criminel qui infiltre l’économie et montre que la ‘ndrangheta est très dangereuse, spécifiquement parce qu’elle pollue l’économie des différents pays où elle réussit à s’implanter », a dit M. De Raho.

Le procureur en chef de la ville allemande de Konstanz, Johannes-Georg Roth, a expliqué lors d’une conférence de presse que l’enquête a découvert une vaste « évasion fiscale systémique » dans des pizzérias italiennes et des restaurants à travers l’Allemagne.

M. Roth a expliqué que les propriétaires de restaurants importaient des denrées italiennes et évitaient de payer les taxes en Allemagne.

Europol et Eurojust ont dit dans un communiqué que des centaines de milliers d’euros ont été saisis, tout comme des armes, de la cocaïne, deux voitures de luxe et des bijoux.