(Cité du Vatican) Le pape François s’est déclaré mercredi « plein de gratitude » après son voyage historique en Irak, au cours de son audience générale hebdomadaire pendant laquelle il est longuement revenu sur ce déplacement.

Agence France-Presse

« Après cette visite, mon âme est pleine de gratitude » envers tous ceux qui ont rendu possible ce voyage, des autorités politiques « aux autorités religieuses, en partant du grand ayatollah Al-Sistani avec lequel j’ai eu une rencontre inoubliable dans sa résidence », a-t-il assuré.

« Le peuple irakien a le droit de vivre en paix, il a le droit de retrouver la dignité qui lui appartient. Ses racines religieuses et culturelles sont millénaires : la Mésopotamie est le berceau de la civilisation », a poursuivi le pape argentin.

Et tout ce patrimoine a été détruit par la guerre, a regretté le souverain pontife, dénonçant les ventes d’armes dans le monde.

« C’est toujours la guerre, ce monstre qui avec le changement des époques se transforme et continue de dévorer l’humanité », a déploré François, invitant à « ne pas répondre aux armes par d’autres armes ». « La réponse est la fraternité », a-t-il assuré.

François est rentré lundi à Rome après sa visite de trois jours en Irak, la première d’un souverain pontife dans ce pays régulièrement secoué par des violences.

Il a sillonné le pays en allant à Bagdad, Mossoul et Qaraqosh, dans le nord supplicié par les djihadistes. Il a porté la cause de l’une des communautés chrétiennes les plus anciennes, mais aussi l’une des plus dispersées dans le monde, jusque devant le grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité chiite du pays.

Il a également participé à une prière œcuménique avec les différentes fois présentes en Irak depuis des millénaires à Ur, ville natale du patriarche Abraham, père des monothéismes.