(Londres) Le premier ministre britannique Boris Johnson a promis que tous les adultes recevront une première dose de vaccin contre la COVID-19 d’ici fin juillet, accélérant le calendrier prévu juste avant d’annoncer lundi une sortie du déconfinement qu’il veut « prudente ».

Agence France-Presse

Jusqu’à présent, le gouvernement s’était fixé comme objectif de vacciner la population adulte d’ici septembre, après avoir été l’un des premiers pays occidentaux à lancer une campagne de vaccination de masse en décembre.

La première étape de cette campagne a été franchie mi-février, avec une première dose de vaccin injectée à 15 millions de personnes, parmi lesquelles les plus de 70 ans et les soignants. Depuis, plus de 2,2 millions de personnes supplémentaires ont reçu une première dose de vaccin, selon les derniers chiffres publiés samedi.  

Le but est désormais que l’ensemble de la population adulte au Royaume-Uni reçoive une première injection d’ici fin juillet, dont tous les plus de 50 ans d’ici mi-avril, a indiqué Downing Street dans un communiqué.

« Atteindre 15 millions de vaccinations a été une étape importante — mais il n’y aura pas de relâchement, et je veux voir le déploiement aller plus loin et plus vite dans les semaines à venir », a déclaré Boris Johnson dans ce communiqué.

PHOTO GEOFF CADDICK, ASSOCIATED PRESS

Boris Johnson tient une fiole du vaccin Oxford/Astra Zeneca lors d'une visite dans un centre de vaccination contre la COVID-19 de Cwmbran, au Pays de galle, le 17 février.

Le Royaume-Uni est l’un des pays les plus touchés en Europe par la pandémie, avec plus de 120 000 personnes décédées dans les 28 jours ayant suivi leur dépistage positif. Le confinement imposé début janvier semble cependant avoir fait effet avec une baisse du nombre de cas, d’hospitalisations et de décès ces dernières semaines.

Malgré ces progrès, Boris Johnson a averti que la voie de sortie du confinement sera « prudente et progressive ».

Le dirigeant conservateur doit annoncer lundi après-midi au Parlement sa feuille de route en matière de déconfinement, la priorité étant la réouverture des écoles, qui pourrait débuter de manière progressive à partir du 8 mars.

Sur Sky News, le ministre de la Santé Matt Hancock a défendu dimanche l’approche prudente du gouvernement, soulignant qu’il y avait toujours « près de 20 000 » malades de la COVID-19 hospitalisés.  

Il a ajouté que le gouvernement étudiait l’intérêt de vacciner les enfants pour réduire la transmission de la COVID-19. Des « essais cliniques étaient en cours pour savoir si les enfants doivent être vaccinés », a-t-il déclaré.

Un des conseillers scientifiques du gouvernement, John Edmunds, a jugé dimanche sur la BBC que tant que toute la population, y compris les enfants, n’était pas vaccinée, il y avait un « risque important de résurgence » du virus.