(Moscou) La Russie s’est dite mardi prête à revenir au traité « Ciel ouvert » de contrôle militaire si les États-Unis en font autant, tout en soulignant qu’elle ne va pas « attendre éternellement » une décision américaine.

Agence France-Presse

« Nous laissons la porte ouverte. Mais nos collègues à Washington et dans d’autres capitales de l’OTAN doivent comprendre que nous n’attendrons pas éternellement », a déclaré à l’agence de presse Ria Novosti le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

Selon lui, la procédure de retrait de ce traité engagée par Moscou est toujours en cours et sera menée à son terme « si, d’ici là, les États-Unis ne nous informent pas de leur volonté de retourner aux dispositions de l’accord ».

Il n’a pas précisé combien de temps la Russie se donnait pour finaliser son retrait de ce texte international qui permet le contrôle des mouvements militaires et des installations stratégiques des pays signataires.

Elle s’était retirée l’année dernière du traité « Ciel ouvert » après un retrait américain sur ordre de Donald Trump, qui a dénoncé plusieurs autres grands accords internationaux.

Le gouvernement de Joe Biden a fait des pas ces dernières semaines en vue d’à nouveau se conformer aux dispositions de plusieurs de ces accords. Washington a ainsi prolongé in extremis en janvier l’important traité New Start conclu avec Moscou de limitation de la quantité des armements nucléaires.

Le traité « Ciel ouvert » est entré en vigueur en 2002 avec à l’origine 35 pays signataires. Il donne à chacun le droit d’effectuer des vols d’observation au-dessus du territoire des autres parties à l’accord en échange de l’obligation d’accepter de tels vols au-dessus du sien, afin de permettre le contrôle des activités militaires.