(Berlin) L’Allemagne, la Suède et la Pologne ont annoncé lundi l’expulsion de diplomates russes en représailles à une mesure similaire décidée le 5 février par Moscou visant des diplomates accusés d’avoir manifesté en faveur de l’opposant Alexeï Navalny.

Publié le 8 févr. 2021
Agence France-Presse

Varsovie, Berlin et Stockholm vont chacun expulser un diplomate russe en poste dans leur pays, ont annoncé quasi simultanément les gouvernements des trois pays.

« Cette mesure est la réponse du gouvernement (allemand) à une décision prise le 5 février par la Fédération de Russie » d’expulser un diplomate allemand qui ne cherchait qu’à « s’informer par des moyens légaux sur l’évolution de la situation sur le terrain », souligne dans un communiqué le ministère allemand des Affaires étrangères.

Le gouvernement suédois a lui « informé l’ambassadeur de Russie qu’une personne de l’ambassade devait quitter la Suède. C’est une réponse claire à la décision inacceptable d’expulser un diplomate suédois qui ne faisait que remplir ses fonctions », a déclaré la ministre Ann Linde sur Twitter.

« En réponse à l’expulsion injustifiée d’une diplomate polonaise, le MAE (ministère des affaires étrangères) a décidé aujourd’hui, en coordination avec l’Allemagne et la Suède, de reconnaître un employé du consulat général de Russie à Poznan (Ouest, NDLR) comme persona non grata », a de son côté indiqué le ministère polonais sur Twitter.

La Russie a annoncé vendredi sa décision d’expulser des diplomates européens pour avoir participé selon elle à des manifestations en faveur de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny.  

La présence des diplomates à des rassemblements « illégaux le 23 janvier » en soutien à M. Navalny à Saint-Pétersbourg et Moscou est « inacceptable et incompatible avec leur statut », ont estimé les autorités russes.

L’expulsion « injustifiée » des diplomates montre « une facette supplémentaire de ce qui se passe actuellement en Russie et qui a peu à voir avec un État de droit », a en retour fustigé la chancelière allemande Angela Merkel.