(Paris) Quatre premiers cas d’infection au variant brésilien du coronavirus ont été détectés en France, en plus des variants anglais et sud-africain, a indiqué jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Agence France-Presse

On sait « depuis hier » qu’il y a « quatre cas de variant d’origine brésilienne », a déclaré M. Véran lors d’une conférence de presse aux côtés du premier ministre, Jean Castex.

Arrivée de Manaus, au Brésil

L’un de ces cas est « une femme qui revenait de Manaus au Brésil » et a transité par Sao Paulo, Francfort, Paris et Marseille, dans le sud de la France. Manaus est une des villes brésiliennes les plus durement touchées par la pandémie.

« Nous voulons limiter au maximum la diffusion de ces variants, gagner du temps pour pouvoir vacciner et protéger les plus fragiles d’entre nous », a assuré le ministre de la Santé.

Pour autant, « les variants, parce qu’ils sont plus contagieux, sont amenés à remplacer progressivement la COVID-19 19 dans la forme que nous connaissons », a-t-il prévenu.

« Le variant dit britannique a la particularité d’être plus contagieux, mais a priori pas plus grave », a rappelé M. Véran.

Plus inquiétants que le variant britannique

Les variants sud-africain et brésilien « nous inquiètent encore davantage, d’abord parce qu’il existe moins de données sur les infections qu’ils entraînent, ensuite parce que certaines études tendent à montrer qu’il y a davantage de réinfections, et enfin parce que nous manquons d’éléments pour être pleinement sûrs que les vaccins seraient aussi efficaces sur ces variants », a-t-il souligné.

M. Castex et M. Véran ont indiqué que les variants représentaient environ 14 % de l’ensemble des tests positifs à la COVID-19 selon une enquête menée sur la journée du 27 janvier, contre 3,3 % les 7 et 8 janvier.

À ce stade, il s’agit « essentiellement du variant d’origine anglaise », a précisé M. Véran.

Plusieurs variants détectés au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil inquiètent depuis quelques semaines la communauté internationale qui s’interroge notamment sur leur contagiosité et l’efficacité des vaccins à leur encontre.

Les interrogations sont particulièrement prononcées pour une mutation dite E484K, commune aux variants sud-africain et brésilien.

La maladie COVID-19 est responsable de plus de 77 000 décès depuis le début de l’épidémie en France.