(Bucarest) Un premier cas du variant britannique du coronavirus, plus transmissible, a été détecté en Roumanie, sans qu’un lien avec le Royaume-Uni ait pu être établi à ce stade, a-t-on appris vendredi de source hospitalière.

Agence France-Presse

Il s’agit d’une femme de 27 ans originaire de Giurgiu, dans le sud-est, qui « n’a pas quitté le pays selon ses déclarations et les éléments que nous avons pu réunir », a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’hôpital de Bucarest où elle a effectué le test.

« Cela signifie que le nouveau variant du virus existe en Roumanie depuis un certain temps maintenant », a-t-il souligné.  

La malade présente des symptômes légers et se trouve actuellement à l’isolement à son domicile, « sous surveillance médicale », a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.

Détecté en novembre au Royaume-Uni, le variant B.1.1.7, qui a été rebaptisé VOC 202 012/01, a désormais été confirmé dans des dizaines de pays du monde.  

La plupart de ces cas sont liés au Royaume-Uni, mais pour quelques-uns, aucun lien avec ce pays n’a pu être retracé, ce qui prouve que ce variant s’est déjà implanté localement.

S’il ne semble pas intrinsèquement plus dangereux que le virus classique, il serait, selon les premières données, 50 % à 75 % plus contagieux, ce qui augmente le risque de saturation des hôpitaux par des patients atteints de la COVID-19.  

Plutôt épargnée lors de la première vague de la pandémie, la Roumanie connaît depuis l’automne une forte hausse du nombre de contaminations et d’hospitalisations, alors que son système de santé, vétuste, pâtit d’une grave pénurie de médecins.

Ce pays de 19 millions d’habitants enregistre quotidiennement près de 5000 nouveaux cas. Au total, 16 506 personnes sont décédées depuis l’émergence de la pandémie, selon les statistiques officielles.  

La campagne de vaccination a débuté le 27 décembre, comme dans la majorité de l’Union européenne, et plus de 92 000 personnes ont reçu une première injection.