(Rome) Le pape François a célébré dimanche la messe des Rameaux, qui marque l’entrée dans la semaine sainte de Pâques, dans une basilique Saint-Pierre déserte du fait de la pandémie liée au coronavirus.

Agence France-Presse

Le 15 mars, le Vatican avait annoncé que toutes les célébrations liturgiques de la semaine de Pâques se tiendraient « sans la présence physique des fidèles » sur la place Saint-Pierre.

Ce dimanche, c’est donc dans une basilique vide, seulement accompagné de religieux et religieuses, avec une seule personne par banc, que le pape a béni les rameaux.  

PHOTO ALBERTO PIZZOLI, AGENCE FRANCE-PRESSE

La messe a été diffusée en streaming sur le site internet du Vatican comme le sera dimanche prochain la messe de Pâques, fête la plus importante du christianisme.

« Aujourd’hui, dans le drame de la pandémie, face à tant de certitudes qui s’effritent, face à tant d’attentes trahies, dans le sens d’un abandon qui nous serre le cœur, Jésus dit à chacun de nous : “Courage. Ouvre ton cœur à mon amour. Tu sentiras la consolation de Dieu, qui te soutient” », a dit le pape dans son homélie.

« Je voudrais le dire spécialement aux jeunes, en cette journée qui, depuis 35 ans leur est consacrée. Chers amis, regardez les vrais héros, qui apparaissent ces jours-ci : ce ne sont pas ceux qui ont renommée, argent et succès, mais ceux qui se donnent eux-mêmes pour servir les autres. Sentez-vous appelés à mettre en jeu votre vie. N’ayez pas peur de la dépenser pour Dieu et pour les autres, vous y gagnerez ! », a-t-il ajouté.

Samedi, Matteo Salvini, chef de l’extrême droite italienne et ancien homme fort du gouvernement, avait demandé la réouverture des églises pour Pâques. « Je soutiens les requêtes de ceux qui demandent qu’on les laissent entrer dans les églises, de façon ordonnée, correcte et sûre d’un point de vue sanitaire », a-t-il dit lors d’une entrevue sur la chaîne Sky.

Dimanche, le maire de Milan, le centriste Giuseppe Sala, s’y est au contraire opposé. « Je ne suis pas d’accord. Je pense qu’en ce moment, la foi peut et doit être quelque chose de privé et de personnel », a-t-il dit.