(Madrid) L’Espagne a enregistré en 24 heures la mort de 809 personnes due à l’épidémie de COVID-19, soit un chiffre en baisse pour le deuxième jour consécutif après le record de 950 jeudi, selon le bilan diffusé samedi par les autorités.

Agence France-Presse

Le nombre total des décès recensés atteint 11 744 dans le deuxième pays le plus endeuillé du monde après l’Italie. Le nombre des nouveaux cas officiellement confirmés a également ralenti, à 7026, portant le total à 124 736.

Quelque 3706 personnes ont été déclarées guéries en 24 heures, pour un total de 34 219.

La région de Madrid reste la plus touchée avec 40 % des décès (4723) et 29 % des cas (36 249), suivie par la Catalogne (nord-est) où 2508 personnes sont mortes.

Le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez doit décider samedi s’il prolonge de deux semaines l’état d’alerte et le confinement général de la population, décrétés le 14 mars, soit jusqu’au 26 avril, a expliqué vendredi soir le ministre de la Santé Salvador Illa.

Il devra obtenir pour cela l’aval du Parlement la semaine prochaine.

Le gouvernement avait renforcé dimanche dernier les mesures de lutte contre le coronavirus en mettant à l’arrêt toutes les activités économiques non essentielles jusqu’au 9 avril, la date du début du week-end pascal.

L’Espagne est toujours par ailleurs engagée dans une course contre la montre pour se procurer le matériel médical qui manque cruellement à ses hôpitaux débordés, notamment des respirateurs.

PHOTO MANU FERNANDEZ, ASSOCIATED PRESS

Un hôpital de fortune a été installé dans le centre d'expositions de Madrid.

Une cinquantaine sont arrivés d’Allemagne vendredi, dans le cadre de la demande d’aide de l’Espagne à ses alliés de l’OTAN.

Un autre chargement devait être envoyé de Turquie mais a finalement été réquisitionné par les autorités turques.

« Pour le moment [ce matériel] ne sortira pas de Turquie car le gouvernement [turc] le considère comme une priorité » pour ses propres malades, mais il sera de nouveau mis à la disposition de l’Espagne « dans un délai raisonnable », a assuré vendredi soir la ministre espagnole des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya.