(Londres) Les députés britanniques, actuellement en vacances, sont convoqués pour le 30 décembre en vue de débattre de l’accord commercial post-Brexit conclu avec les Européens, ce qui s’annonce comme une formalité étant donné la majorité dont dispose le gouvernement britannique et le soutien de l’opposition travailliste.

Agence France-Presse

« Quand cet accord viendra devant le Parlement, le parti travailliste l’acceptera et votera pour », a déclaré le leader du Labour, Keir Starmer, au cours d’une conférence de presse, à l’adresse du gouvernement de Boris Johnson, qui dispose de toute manière d’une très large majorité au Parlement.

Tout en soulignant que le texte n’allait pas assez loin, en termes de droits du travail notamment, M. Starmer a estimé qu’il valait mieux que le « chaos » qu’engendrerait un « no deal » pour l’économie et la sécurité nationales.  

« Nous acceptons cet accord, mais ses conséquences sont les vôtres et rien que les vôtres », a-t-il ajouté.  

Jeudi, le président de la Chambre des communes (la chambre basse du Parlement), Lindsay Hoyle, « a accédé à une demande du gouvernement de rappeler la Chambre le 30 décembre à 9 h 30 (heure locale) afin que les députés débattent de la législation donnant effet dans la loi britannique à l’accord conclu avec l’UE », a annoncé l’institution sur Twitter.  

Le Royaume-Uni et l’Union européenne sont parvenus jeudi, à l’issue de négociations harassantes, à un accord de libre-échange post-Brexit, permettant in extremis, avant la fin de la période de transition depuis la sortie du Royaume-Uni de l’UE le 31 décembre, d’éviter un « no deal » potentiellement dévastateur pour leurs économies.

Une telle rupture, synonyme de quotas et de droits de douane, aurait représenté un surcoût majeur pour les entreprises et causé la pagaille aux frontières, alors que les échanges sont déjà perturbés par l’apparition d’une nouvelle souche du nouveau coronavirus au Royaume-Uni.

L’europhobe et ancien député européen Nigel Farage, qui a joué un rôle déterminant dans le Brexit, a convenu sur Twitter qu’il s’agissait d’un « grand moment », même si « l’accord n’est pas parfait ».