(Berlin) Plusieurs manifestations « antimasques » se sont déroulées samedi en Allemagne, dont une, à Francfort, a été marquée par l’utilisation de canons à eau visant des contre-manifestants, a indiqué la police.

Agence France-Presse

À Francfort (Hesse, centre), près d’un millier de personnes ont manifesté dans le centre-ville à l’appel du collectif « Querdenker » (« Libre penseur »), à l’initiative de plusieurs rassemblements ces derniers mois contre les restrictions anti-Covid, selon la police locale.

Plusieurs centaines de personnes ont participé à ce défilé « contre le verrouillage », autorisé par les autorités, mais perturbé par environ 200 contre-manifestants issus de la mouvance antiraciste, qui ont déployé une banderole « La droite à terre ».

La police a utilisé un canon à eau pour disperser cette contre-manifestation, qui n’avait elle pas reçu d’autorisation.

À Ratisbonne (Bavière, sud), environ 700 manifestants, selon la police locale, ont eux aussi manifesté, sans incident, contre les restrictions, en particulier le port du masque et la fermeture des bars et restaurants.

Des manifestations sont aussi prévues dimanche dans des villes de l’ouest de l’Allemagne, dont Lindau et Erlangen.

Le 7 novembre, des violences avaient éclaté lors d’une manifestation réunissant 20 000 antimasques à Leipzig (Saxe, est).

La police, qui avait procédé à des arrestations, avait assuré avoir été visée par « de nombreuses attaques », dont des jets « d’objets » et de « feux d’artifice ».

Le gouvernement d’Angela Merkel avait le lendemain dénoncé ces violences et mis en garde contre les théories complotistes véhiculées, selon lui, dans ces défilés.

Ces opposants aux mesures liées à l’épidémie de COVID-19 agrègent notamment militants antivaccins, conspirationnistes ou encore sympathisants d’extrême droite.

Les organisateurs, déjà à l’origine d’autres rassemblements depuis l’été dans plusieurs villes allemandes, sont dans le collimateur des autorités depuis qu’à la fin août, plusieurs centaines de manifestants avaient forcé des barrières de sécurité pour monter sur les marches du siège de la chambre des députés (Bundestag).

L’Allemagne a été l’un des premiers pays européens où une telle opposition aux restrictions s’est manifestée.