(Londres) Le premier ministre britannique Boris Johnson défend sa gestion de la pandémie de COVID-19 au Royaume-Uni et prévient que son pays traversera une route cahoteuse jusqu’à l’hiver.

Associated Press

Le Royaume-Uni a le plus haut taux de décès de la COVID-19 en Europe, avec plus de 42 000 morts, ce qui suscite des critiques envers le gouvernement conservateur de Boris Johnson.

Ses adversaires politiques soutiennent que des restrictions sociales plus sévères sont nécessaires pour freiner la deuxième vague de la pandémie, mais plusieurs conservateurs réclament le contraire pour sauver l’économie.

En entrevue à la BBC, le premier ministre Johnson a dit que le gouvernement britannique doit trouver un difficile équilibre et qu’il ne pouvait pas opter pour un scénario qui exposerait son pays à des dizaines de milliers de décès de plus.

Boris Johnson a dit espérer que les progrès dans le développement de vaccins et les tests effectués « changeront l’équation scientifique » dans les prochains mois, ce qui permettrait un retour à la normale.

Il estime toutefois que la route sera sinueuse jusqu’à Noël, peut-être même au-delà.

Le Royaume-Uni rapportait samedi 12 872 nouveaux cas de la COVID-19, ce qui représente la plus forte hausse quotidienne depuis le début de la pandémie, mais cette statistique inclut des cas qui n’avaient pas été comptabilisés précédemment.