(Donchery) Des policiers et des techniciens français ont abandonné jeudi les recherches qu’ils avaient entamées il y a quatre jours dans deux anciennes propriétés du tueur en série français Michel Fourniret, à la recherche du corps de l’une de ses victimes, sans avoir rien trouvé.

Agence France-Presse

Celui qui est surnommé « l’ogre des Ardennes » a avoué en mars le meurtre d’Estelle Mouzin, fillette de 9 ans, enlevée en janvier 2003 à Guermantes, déclarant à la justice « pertinent » que son corps, qui n’a jamais été retrouvé, puisse être dans l’une de ses anciennes propriétés dans les Ardennes.

« Toutes les vérifications prévues ont été faites », mais rien n’a été découvert, ont indiqué les gendarmes à l’AFP, ajoutant que les « hypothèses et les portes » étaient désormais « fermées ».

En début de matinée, militaires et gendarmes, accompagnés d’une juge d’instruction, avaient repris le chemin du Château du Sautou, une propriété de 15 hectares isolée au milieu des bois. Pelleteuses, plongeurs, drone, experts de l’identification criminelle... : un important dispositif avait été mobilisé.

« Tout a été fait par tous les services de police et militaires [...] et je pense qu’on ne peut pas aller plus loin », a déclaré à la presse Me Richard Delgenes, avocat de l’ex-femme de Fourniret, Monique Olivier.

Il a également émis le souhait que Michel Fourniret soit lui-même amené sur place, ce qui permettrait d’être « plus efficaces dans l’analyse de ses propos parce qu’on ne sait pas quand il manipule ou quand il manipule pas ».

Lundi, les enquêteurs s’étaient d’abord rendus dans un village voisin et avaient fouillé sans succès la cave d’une maison ayant un temps appartenu à la sœur du tueur en série, décédée en 2002.  Michel Fourniret s’y était rendu régulièrement jusqu’à son arrestation en 2003.

L’équipe de recherche, composée d’une cinquantaine de gendarmes et experts, a ensuite fouillé mardi, mercredi et jeudi l’immense domaine du Sautou.

C’est dans cette propriété qu’avaient été retrouvés en 2004 les corps d’Élisabeth Brichet, 12 ans, et de Jeanne-Marie Desramault, 22 ans, deux victimes de Fourniret.

Fourniret a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001 et condamné à la perpétuité incompressible, avant d’être à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.