(Paris) Des policiers français se sont réunis samedi soir devant l’Arc de Triomphe avec voitures et gyrophares, après la fin annoncée de la technique d’interpellation dite « d’étranglement ».

Agence France-Presse

Les policiers ont entonné la Marseillaise et jeté à terre des menottes, à la veille d’une allocution du président Emmanuel Macron.

Le même jour, des milliers de personnes ont manifesté à travers le monde, de Londres à Paris, pour dénoncer le racisme et les violences policières, l’émotion suscitée par le meurtre aux États-Unis de George Floyd par un policier ne retombant pas.

« Mes collègues se sont sentis lâchés, abandonnés par leur ministre de tutelle » après les annonces lundi du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner visant à améliorer la déontologie des forces de l’ordre, a expliqué Yoann Maras, policier et délégué syndical.

« Si le Président de la République ne réaffirme pas un soutien plein et entier à la police nationale […], il va falloir s’attendre à ce que le mouvement prenne de l’ampleur avec des actions et manifestations de policiers », a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Intérieur a reçu vendredi les syndicats policiers, très remontés depuis ses annonces lundi, notamment sur la fin de l’utilisation de la technique d’interpellation dite « d’étranglement ».