(Rome) L’Italie a enregistré 437 nouveaux décès liés au coronavirus en 24 heures, portant le total des morts à 25 085, selon le dernier bilan publié mercredi.

Agence France-Presse

Le nombre de personnes malades a toutefois diminué pour le troisième jour consécutif et s’élève désormais à 107 699, soit dix de moins en 24 heures.  

Le nombre de patients aux soins intensifs (2384, -87 en 24 heures) est à son plus bas niveau depuis le 18 mars.

Ces signaux positifs se font jour alors que le gouvernement est en pleins préparatifs pour activer la « phase 2 », qui vise à alléger les mesures drastiques de confinement en vigueur depuis le 9 mars.

Ces mesures arrivent à échéance le 3 mai, et le gouvernement discute avec les partenaires sociaux et les régions en vue d’un redémarrage progressif des activités économiques.  

La paralysie des dernières semaines va entraîner une baisse de 9,1 % du PIB en 2020, selon le Fonds monétaire international.

Selon les médias italiens, Rome envisage par exemple de favoriser le télétravail, de restreindre les réunions au profit de téléconférences, ou encore de limiter le nombre de voyageurs dans les transports publics.  

Le port de masques de protection devrait être généralisé, et le respect de la distance de sécurité (1 ou 2 mètres selon les hypothèses) maintenu.

« Les masques doivent aussi être portés dans la rue : c’est une condition sine qua non. Pour ne pas attraper le coronavirus, il faut utiliser le masque […] C’est comme conduire une moto sans casque »,  a ainsi affirmé à la presse le président de la région Vénétie (Nord) Luca Zaia.

Les trois régions les plus touchées de la péninsule restent la Lombardie (Nord), avec 69 092 cas et 12 740 morts, l’Émilie-Romagne (Centre-Nord, 23 434 cas et 3204 morts) et le Piémont (Nord-Ouest, 22 739 cas et 2559 morts).

Les professions de santé ont aussi payé un lourd tribut : 143 médecins sont morts, selon le dernier bilan établi par leur fédération professionnelle, auxquels s’ajoutent 34 infirmiers, selon leur fédération nationale.