(Dublin) Le gouvernement irlandais a annoncé lundi l’annulation dans tout le pays les défilés de la Saint-Patrick, qui devaient avoir lieu le 17 mars, en raison de l’épidémie de nouveau coronavirus.

Agence France-Presse

« Sur recommandation » des autorités de santé, « les festivités de la Saint-Patrick à travers le pays ont été annulées », a déclaré le premier ministre irlandais Leo Varadkar lors d’une conférence de presse.

Cette décision a été prise en raison de la « nature unique et de l’ampleur des festivités de la Saint-Patrick », qui rassemblent chaque année des centaines de milliers de locaux et de touristes, et de la « progression continue de la transmission du virus dans certains pays européens », a précisé le gouvernement dans un communiqué.

La Saint-Patrick, qui célèbre le saint patron de l’Irlande, avait attiré 500 000 personnes à Dublin l’an dernier.

L’Irlande a recensé 24 cas de COVID-19, selon le dernier bilan publié lundi soir.

Le gouvernement a par ailleurs annoncé une série de mesures destinées à protéger salariés et entreprises face à la crise du nouveau coronavirus, pour un montant estimé à trois milliards d’euros.

Pour l’heure, les autorités n’ont pas décrété d’interdiction généralisée des événements de masse, mais la situation fait l’objet d’une évaluation.

Afin de freiner l’arrivée du virus sur le sol irlandais, les matchs du tournoi des Six nations Irlande-Italie et France-Irlande, initialement prévus les 7 et 14 mars, ont cependant été annulés.

M. Varadkar a toutefois souligné que « la vaste majorité des gens qui attraperont le COVID-19 dans les semaines et mois qui viennent » seront infectés non en raison de leur participation à un rassemblement de masse «, mais plus vraisemblablement après une contamination par leurs proches. C’est pourquoi » la chose la plus importante « est de suivre les recommandations des autorités de santé de se laver les mains, a-t-il précisé.

« Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas à propos de ce virus, il est possible que nous ayons à affronter une situation sans précédent dans l’histoire moderne », a-t-il ajouté. » « Il n’y a pas de traitement, pas de vaccin, il faudra autant une réponse de société qu'une réponse médicale. »

Les parades de la Saint-Patrick avaient déjà été annulées en 2011 en raison de la fièvre aphteuse.