Les manifestations de « gilets jaunes » ont été interdites mardi soir sur les Champs-Élysées, célèbre artère parisienne où, traditionnellement, la foule afflue pour le passage à la nouvelle année.

Agence France-Presse

« Le préfet de Police a pris un arrêté interdisant tout rassemblement, cortège et manifestation se revendiquant des gilets jaunes » sur l'avenue et une partie des rues attenantes, a annoncé mardi la préfecture de police de Paris.

En mars, une manifestation de « gilets jaunes », mouvement de contestation sociale et fiscale, avait été marquée par d'importantes dégradations et violences sur l'avenue.

Chaque année, entre 250 000 et 300 000 personnes se rassemblent sur les Champs-Élysées la nuit de la Saint-Sylvestre, notamment pour y admirer le feu d'artifice de la ville.

Des barrages filtrants et des fouilles, « dans un contexte de menace terroriste élevée », seront organisés à différents points d'entrée de l'avenue et un périmètre de sécurité sera établi entre 19 h (13 h, HE) mardi et 3 h mercredi (22 h, HE mardi), indique la préfecture.

Près de 100 000 policiers et gendarmes seront mobilisés en France durant la nuit de mardi à mercredi, épaulés par des militaires et des pompiers.

Sur les « Champs », les commerces, bars et restaurants devront fermer les terrasses installées sur les trottoirs et retirer « tout mobilier pouvant servir de projectile ou d'arme par destination ».

Les rassemblements sont également interdits dans plusieurs autres secteurs de la capitale — dont les alentours de la cathédrale Notre-Dame, dévastée par un incendie le 15 avril — sous peine d'une amende de 135 euros.

Alors que la circulation des véhicules et le stationnement sont interdits dans l'ouest de la capitale, le métro, d'habitude ouvert toute la nuit du 31 décembre au 1er janvier, reste très perturbé par une grève contre un projet de réforme des retraites.

Seules les deux lignes automatisées (sur un total de 16) circuleront, jusqu'à 2 h 15 du matin. Un service d'autobus de nuit devrait être « fortement renforcé », selon la Régie des transports parisiens.