(Londres) Un deuxième policier britannique a été contaminé légèrement par l’agent neurotoxique Novitchok utilisé l’an dernier contre un ex-agent double russe, a indiqué la police britannique.

Agence France-Presse

Sergueï Skripal et sa fille Ioulia étaient tombés dans le coma après avoir été en contact avec le Novitchok, le 4 mars 2018 à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre. Ils avaient tous deux survécu mais une habitante de la région, Dawn Sturgess, est morte après s’être aspergée de ce qu’elle pensait être un parfum contenu dans un flacon ayant sans doute servi à acheminer le Novitchok depuis la Russie, selon les enquêteurs.

Un autre policier avait lui été gravement contaminé et avait dû être hospitalisé.

Londres réclame à Moscou l’extradition de deux membres présumés des services du renseignement militaire (GRU) soupçonnés d’avoir perpétré l’attaque sur les ordres du Kremlin.

Moscou nie toute implication.

Selon les détectives de l’anti-terrorisme britannique (CTP), «des traces de l’agent neurotoxique» ont été retrouvées dans des échantillons de sang prélevés sur un deuxième policier, qui avait montré des signes d’exposition à l’agent à l’époque.

Il s’agit d’une «très petite» dose et l’officier, qui a requis l’anonymat, «continue à recevoir du soutien» de la police de Salisbury, selon un communiqué.

«L’enquête se poursuit et nous continuons à reconstituer le casse-tête», a dit le CTP. Les enquêteurs recherchent notamment des personnes susceptibles d’avoir vu un flacon de parfum contrefait Nina Ricci entre le moment où les Skripal ont été empoisonnés et celui où l’ami de Dawn Sturgess l’a ramassé dans un parc en juin pour le lui offrir.