Scotland Yard enquête sur les fuites diplomatiques sur Trump

L'ambassadeur de Grande-Bretagne en poste à Washington, Kim... (PHOTO CARLOS BARRIA, ARCHIVES REUTERS)

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L'ambassadeur de Grande-Bretagne en poste à Washington, Kim Darroch (au centre), a été forcé de démissionner après la publication de ses communications où il jugeait Donald Trump « instable » et « incompétent » et l'administration américaine « unique dans son dysfonctionnement ».

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Agence France-Presse
Londres

Scotland Yard a annoncé vendredi soir avoir ouvert une enquête criminelle sur les fuites dans la presse de câbles diplomatiques peu flatteurs à l'égard du président américain Donald Trump, ce qui a provoqué la démission de l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Washington.

« L'unité antiterroriste de la police métropolitaine [de Londres], qui a la responsabilité nationale d'enquêter sur les allégations d'infractions pénales à la loi sur les secrets officiels, a ouvert une enquête criminelle », a annoncé le chef adjoint de Scotland Yard, Neil Basu, dans un communiqué.

« Étant donné les conséquences largement rapportées [dans les médias] de cette fuite, je suis convaincu que cela a nui aux relations internationales du Royaume-Uni et qu'il serait clairement dans l'intérêt du public de traduire en justice le ou les responsables », ajoute M. Basu.

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Le chef adjoint de Scotland Yard, Neil Basu

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Dans ses télégrammes publiés dans la presse samedi dernier, l'ambassadeur britannique, Kim Darroch jugeait Donald Trump « instable » et « incompétent » et l'administration américaine « unique dans son dysfonctionnement ».

Ces fuites ont provoqué la colère du président américain qui avait assuré lundi qu'il n'aurait « plus de contact » avec Kim Darroch, un « type très stupide ». M. Trump a aussi vertement critiqué la première ministre conservatrice sortante Theresa May, qui a affiché son soutien au diplomate.

L'ambassadeur a finalement annoncé sa démission mercredi, un départ jugé « très regrettable » par Mme May.

Le gouvernement britannique avait annoncé avoir ouvert une enquête pour trouver le ou les responsables ayant permis la publication par le Mail on Sunday des rapports confidentiels.

« Nous poursuivrons le coupable avec tous les moyens à notre disposition », avait déclaré mercredi Simon McDonald, chef des services diplomatiques britanniques devant la Commission des affaires étrangères.

Il avait qualifié l'affaire de la « plus grande violation de confiance » jamais rencontrée dans ses services.  

Semblant radouci, le président Donald Trump a souhaité vendredi « bonne chance » à l'ex-ambassadeur britannique et déclaré à des reporters à Washington que Londres devait régler son « problème de fuites ».

S'adressant au coupable de la fuite, Neil Basu l'a appelé à « se rendre dès que possible, s'expliquer et affronter les conséquences » de son geste.

Il a aussi enjoint quiconque serait en possession de documents gouvernementaux ayant fuité de ne pas les publier et de les remettre au gouvernement.




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