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L'assaillant de Christchurch a eu des contacts avec les identitaires autrichiens

La télévision publique ORF a révélé mardi soir... (PHOTO LISI NIESNER, REUTERS)

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La télévision publique ORF a révélé mardi soir que les contacts entre le cofondateur du Mouvement identitaire autrichien (IBÖ), Martin Sellner (photo), 30 ans, et l'Australien Brenton Tarrant ne s'était pas limités à un simple courriel de remerciements après ce don, comme il l'avait affirmé jusqu'alors.

PHOTO LISI NIESNER, REUTERS

Agence France-Presse
Vienne

Le dirigeant du groupuscule identitaire autrichien qui avait reçu un don de l'auteur des attentats anti-musulmans de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a reconnu avoir eu des contacts réguliers par courriel avec ce dernier, tout en niant l'avoir rencontré lors de son passage en Autriche.

La télévision publique ORF a révélé mardi soir que les contacts entre le cofondateur du Mouvement identitaire autrichien (IBÖ), Martin Sellner, 30 ans, et l'Australien Brenton Tarrant ne s'était pas limités à un simple courriel de remerciements après ce don, comme il l'avait affirmé jusqu'alors.

« Si tu passes par Vienne, on doit prendre un café ou une bière ensemble », avait notamment écrit Martin Sellner au cours de l'un de ces échanges, qui se sont poursuivis au moins jusqu'en juillet 2018, selon l'ORF.

Brenton Tarrant avait viré 1500 euros à l'IBÖ en janvier 2018, quatorze mois avant de massacrer 50 fidèles dans deux mosquées de Christchurch le 15 mars. Le mouvement français Génération Identitaire a également reconnu avoir reçu au total 1000 euros de Tarrant, en septembre 2017.

Visé par une enquête depuis la révélation fin mars du don dont a bénéficié l'IBÖ, Martin Sellner a reconnu dans la nuit de mardi à mercredi sur Twitter avoir eu davantage d'échanges par courriel avec Tarrant qu'il ne l'avait admis précédemment.

« J'ai effacé ces courriels après les avoir vus, car je ne voulais pas avoir de messages d'un terroriste présumé dans ma boîte », a-t-il précisé, affirmant en avoir avisé la police lors de la saisie de son matériel en mars.

Dans sa réponse à l'invitation de l'activiste autrichien, Brenton Tarrant lui avait  proposé l'hospitalité s'il venait en Australie ou en Nouvelle-Zélande : « Nous avons des gens dans les deux pays qui t'accueilleraient volontiers chez eux ».

Martin Sellner a une nouvelle fois assuré sur Twitter n'avoir jamais rencontré son correspondant. Selon le ministère de l'Intérieur, Tarrant a séjourné en Autriche à l'automne dans le cadre d'une tournée en Europe centrale et dans les Balkans.

L'activiste autrichien, qui est frappé d'une interdiction d'entrée sur le territoire britannique, avait été poursuivi l'an passé avec seize autres membres de l'IBÖ pour « constitution d'une organisation criminelle » et « diffusion d'une idéologie raciste », mais avait bénéficié d'une relaxe en juillet.

La révélation du don de Tarrant à l'IBÖ a placé dans l'embarras le parti d'extrême droite autrichien FPÖ au pouvoir, son dirigeant le vice-chancelier Heinz-Christian Strache n'ayant par le passé pas caché sa sympathie pour ce mouvement.

Vienne n'a pas exclu une dissolution de ce groupuscule, visé par une enquête pour « participation à une organisation terroriste » en lien avec Christchurch.




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