La tempête Gabriel quittait la France mercredi, se dirigeant vers l'Allemagne, les conditions de circulation s'amélioraient dans le nord-est de l'Hexagone et seul un département, l'Aveyron, était encore en vigilance orange neige-verglas mercredi en fin d'après-midi, contre 43 au début de la tempête.

Mis à jour le 30 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

L'Aveyron restera en vigilance orange jusqu'à mercredi minuit, a précisé Météo-France. Si le temps s'y améliore nettement, les températures vont rester négatives à des altitudes basses et on attend entre 2 à 5 cm en dessous de 500 m d'altitude et 10 cm au-dessus.

Par ailleurs, deux départements, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, sont toujours en alerte orange avalanche mercredi.

Tout au long de la journée de mercredi, des chutes de neige ont affecté le Nord-Est, avec jusqu'à 12 cm à Lille et Château-Chinon et 11 cm à Charleville-Mézières.  

Dans les Hauts-de-France et dans la zone de défense est, les restrictions de circulation et le stockage des poids lourds de plus de 7,5 tonnes ont été levées ; à l'aéroport de Lille-Lesquin, les vols, retardés, ont pu décoller dès 10 h 30.

La situation s'est aussi améliorée progressivement en Île-de-France, Normandie et dans les Hauts-de-France, mais les conditions de circulation restaient délicates sur la partie est de la France, selon la société d'autoroutes Sanef.  

Dans l'Aisne, le conseil départemental a demandé à des agriculteurs de déneiger les routes secondaires ; les bus lillois et amiénois étaient toujours à l'arrêt en fin de matinée.

Rafales de vent

Les transports scolaires ont été suspendus notamment dans toute la région des Hauts-de-France, en Mayenne, en Seine-Maritime, dans l'Eure, dans l'Orne, en Bourgogne et dans les départements franciliens de la grande couronne (Essonne, Seine-et-Marne, Val-d'Oise).

Selon Enedis, il restait mercredi en fin d'après-midi 5000 foyers privés d'électricité, contre 41 000 en début de journée. Et le gestionnaire du réseau assurait que « le retour à la normale est prévu dans la soirée » de mercredi.

La principale région touchée était la Picardie, où trois lignes de TER ont été complètement coupées à cause des chutes d'arbres sur les voies, selon la SNCF. Les TGV, qui roulent au ralenti entre Paris, Lille et Calais, avaient jusqu'à 1 heure et quart de retard.

En Île-de-France, la circulation des bus RATP a été perturbée (jusqu'à 1 bus sur 2) en tout début de journée, mais le trafic est revenu dès 8 h « normal sur l'ensemble du réseau : métro, bus, tramway, RER A et B », selon la régie. En revanche, le RER C était perturbé sur l'ensemble de la ligne, indique la SNCF.

La RN 118 qui relie Les Ulis (Essonne) au sud-ouest de Paris, où 2000 personnes s'étaient retrouvées bloquées par la neige en février 2017, a rouvert mercredi après-midi dans les deux sens, après avoir été fermée la veille en raison des chutes de neige.

Une vingtaine de vols ont dû être annulés après 20 h mardi à l'aéroport de Paris-Orly, et sur les rails, la SNCF a activé son plan grand froid, tout comme la RATP à Paris.

Après plusieurs jours de chutes de neige abondantes en Savoie, un homme âgé de 70 ans est mort mercredi matin à Albertville en chutant sur une plaque de verglas tandis qu'il déneigeait devant son domicile, ont indiqué les pompiers.

Le vent a soufflé très fort sur une large partie sud de l'Hexagone.  

Dans le Cantal, des rafales à 169 km/h ont été observées à Prat de Bouc, ou encore 134 km/h à Messanges dans les Landes, selon Météo-France.

Dans le Sud-Ouest, 20 000 clients avaient été privés d'électricité dans la soirée mardi, et le courant devait être rétabli au fur et à mesure mercredi.  

Des foyers restaient aussi privés d'électricité mercredi matin dans les Hautes-Pyrénées selon Enedis, sans plus de détails sur leur nombre.

Plusieurs liaisons de bacs sur l'estuaire de la Gironde ont été interrompues, des vols annulés à l'aéroport de Biarritz, le pont de Noirmoutier interdit à la circulation et Nantes a fermé tous ses parcs et jardins publics.

En prévision des intempéries, la ministre des Transports Elisabeth Borne avait appelé les automobilistes « à la plus grande prudence », et à éviter de circuler du début de la soirée mardi à mercredi matin inclus.