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OTAN: face au doute que laisse planer Trump, l'Europe veut renforcer la Défense

Lors du sommet de l'OTAN les 11 et... (AFP)

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Lors du sommet de l'OTAN les 11 et 12 juillet à Bruxelles, «je pense que le président des États-Unis mettra une très forte pression sur les Alliés, en particulier européens, pour que ceux-ci paient le fardeau que les États-Unis selon lui assument», a relevé la ministre française des Armées, Florence Parly.

AFP

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Agence France-Presse
Paris

Le président américain Donald Trump laisse planer un «doute» sur l'engagement des États-Unis au sein de l'OTAN, rendant d'autant plus nécessaire un renforcement de l'Europe de la Défense, a estimé jeudi la ministre française des Armées.

«Il y a un an, au sommet de l'OTAN, il n'a pas apporté un soutien très explicite à cette idée selon laquelle, depuis le Traité de l'Alliance atlantique, lorsqu'un pays de l'Alliance est attaqué, les autres viennent lui prêter secours», a rappelé Florence Parly sur la chaîne de télévision France 2.

«Tout ceci a jeté une forme de doute», a-t-elle ajouté. Donald Trump avait aussi jugé l'OTAN «obsolète» pendant sa campagne électorale et se plaint régulièrement avec véhémence du niveau, très insuffisant selon lui, des dépenses militaires des pays européens membres de l'Alliance.

Lors du sommet de l'OTAN les 11 et 12 juillet à Bruxelles, «je pense que le président des États-Unis mettra une très forte pression sur les Alliés, en particulier européens, pour que ceux-ci paient le fardeau que les États-Unis selon lui assument», a relevé la ministre française.

«C'est pour cela que l'Europe de la Défense est une construction nécessaire dans ce contexte où nous ne savons plus très bien si les acquis sur lesquels nous avons vécu pendant 70 ans sont définitivement acquis», a-t-elle martelé.

La France et l'Allemagne ont fait un pas «historique» en ce sens, a-t-elle dit, en décidant de réaliser ensemble un avion de combat et un char lourd et en s'accordant sur une «initiative européenne d'intervention», sorte d'état-major de crise regroupant une dizaine de pays et devant conduire à une force commune.

«Nous avons décidé que le successeur du Rafale, du char Leclerc, nous le concevrions et nous le construirions ensemble parce que nous avons besoin de consolider nos industries, d'être plus forts au niveau de l'Europe», a insisté Florence Parly.

«Beaucoup de pays européens aujourd'hui achètent encore des équipements militaires principalement à des pays qui ne sont pas européens, les États-Unis pour ne pas les citer, et c'est à cela aussi que nous voulons remédier», a-t-elle martelé.




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