Source ID:; App Source:

Allemagne: l'ambassadeur américain «malheureux» du tollé qu'il a causé

L'ambassadeur américain à Berlin, Richard Grenell... (PHOTO REUTERS)

Agrandir

L'ambassadeur américain à Berlin, Richard Grenell

PHOTO REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
BERLIN

L'ambassadeur américain à Berlin, un fidèle de Donald Trump, s'est déclaré «malheureux» des vives protestations en Allemagne après qu'il eut dit vouloir soutenir la droite dure en Europe, ont indiqué mercredi des sources gouvernementales allemandes.

«L'ambassadeur (Richard) Grenell s'est montré malheureux à propos des réactions que son interview a déclenchées», ont indiqué ces sources, à l'issue de sa visite au ministère des Affaires étrangères.

«Il ne veut en particulier pas être considéré en Allemagne comme un partisan des forces de droite», mais souhaite «poser les bases d'une collaboration étroite et de confiance avec les partenaires allemands», ont-elles ajouté.

L'entretien de mercredi - prévu de longue date, mais qui avait pris des allures de convocation - s'est déroulé dans une «atmosphère ouverte», a indiqué de son côté le ministère dans un tweet.

Richard Grenell, en poste depuis à peine un mois à Berlin, est dans le collimateur pour avoir déclaré dimanche au site américain d'extrême droite Breitbart vouloir entre autres «soutenir» la droite dure en Europe.

Un membre du gouvernement de la chancelière Angela Merkel l'avait accusé mardi d'ingérence dans les affaires intérieures, et les partis de gauche ont demandé son renvoi. À Washington, la porte-parole de la diplomatie avait en revanche défendu son «droit d'exprimer» ses opinions.

Richard Grenell est aussi accusé par ses détracteurs de se comporter en «vice-chancelier» allemand pour avoir organisé une entrevue avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou qui sortait tout juste d'une rencontre avec Angela Merkel.

De même, il a pris l'initiative d'inviter à déjeuner le 13 juin le chancelier autrichien Sebastian Kurz, à la tête d'une coalition avec l'extrême droite, et qu'il dit admirer.

Autant d'accrocs qui n'aident pas à améliorer les relations déjà très tendues entre l'Allemagne et les États-Unis, notamment sur les relations commerciales et l'accord nucléaire iranien.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer