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Vladimir Poutine veut une UE «unie et prospère»

«Nous ne poursuivons pas l'objectif de diviser quoi... (Photo Alexei Nikolsky, Associated Press)

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«Nous ne poursuivons pas l'objectif de diviser quoi que ce soit ou qui que ce soit dans l'UE», a indiqué Vladimir Poutine.

Photo Alexei Nikolsky, Associated Press

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Agence France-Presse
Vienne

Le président russe Vladimir Poutine a souhaité lundi travailler avec une Union européenne «unie et prospère», démentant toute volonté de «déstabiliser» ou «diviser» l'UE en tissant des relations avec des partis souverainistes ou eurosceptiques.

«Nous avons intérêt à ce que l'UE soit unie et prospère, car l'UE est notre plus important partenaire commercial et économique. Et plus il y a de problèmes au sein de l'UE, plus les risques et les incertitudes sont grands pour nous. Au contraire, nous devons développer la coopération avec l'UE», a déclaré le président russe lors d'une entrevue à la télévision autrichienne ORF, diffusée à la veille d'un déplacement à Vienne.

«Nous ne poursuivons pas l'objectif de diviser quoi que ce soit ou qui que ce soit dans l'UE», a ajouté M. Poutine.

Interrogé sur l'accord de coopération existant depuis 2016 entre Russie Unie, le parti de la majorité au pouvoir qu'il a longtemps dirigé, et la formation autrichienne d'extrême droite FPÖ, partenaire de l'actuelle coalition gouvernementale, Vladimir Poutine a reconnu qu'il pouvait y avoir, «au sein des partis politiques, certaines préférences» en matière de collaborations.

«Nous décidons de manière pragmatique [...] Nous essayons de coopérer avec ceux qui expriment publiquement le désir de travailler avec nous», a-t-il ajouté.

«C'est la seule raison des contacts politiques entre nos partis et certains en Europe -et ce n'est certainement avec le désir de faire quelque chose pour déstabiliser ou gêner l'UE. J'espère que l'Autriche et les autres pays de l'UE se sortiront cette idée de la tête», a déclaré M. Poutine, dont les propos étaient traduits en allemand.

Le FPÖ du vice-chancelier Heinz-Christian Strache a noué de longue date des relations avec les députés de la majorité au pouvoir en Russie, que le partenariat de 2016 est venu sceller.

L'extrême droite autrichienne, critique envers les institutions européennes, a approuvé l'annexion de la Crimée, et le FPÖ, qui compte plusieurs ministres au sein de la coalition dirigée depuis décembre 2017 par le conservateur Sebastian Kurz, est partisan de l'abrogation des sanctions européennes liées au conflit ukrainien.

«L'Autriche est un partenaire traditionnel fiable en Europe», a ajouté M. Poutine dans cet entretien à la télévision publique. En mars, l'Autriche n'avait pas, contrairement à plusieurs pays européens, expulsé de diplomates russes dans la cadre de l'affaire Skripal.

M. Poutine rencontrera mardi à Vienne le chef de l'État Alexander Van der Bellen, un écologiste libéral, ainsi que le chancelier conservateur Sebastian Kurz.




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