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Le premier ministre irakien reçu par Erdogan en Turquie

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Alors qu'ils s'invectivaient il y a un an, le président turc Recep Tayyip Erdogan (D) et le chef du gouvernement irakien Haidar al-Abadi (G) ont présenté un visage cordial lors d'un déplacement de ce dernier à Ankara mercredi.

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Agence France-Presse
Ankara

Le premier ministre irakien et le président turc ont fait serment mercredi de renforcer la coopération entre leurs deux pays, sur fond de rapprochement favorisé par une opposition commune à l'indépendance des Kurdes d'Irak.

Aussi: Le Kurdistan irakien prêt à geler les résultats du référendum

Alors qu'ils s'invectivaient il y a un an, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le chef du gouvernement irakien Haidar al-Abadi ont présenté un visage cordial lors d'un déplacement de ce dernier à Ankara mercredi.

Lors de leur entretien, les deux dirigeants ont exploré les moyens de renforcer leur coopération «sur les plans politique, militaire, économique, commercial et culturel», a indiqué M. Erdogan lors d'une allocution conjointe retransmise à la télévision.

«Nous faisons partie d'une région qui souffre de conflit et d'instabilité et il est temps de coopérer pour mettre fin à ces conflits», a abondé M. Abadi.

Le réchauffement spectaculaire des liens entre les deux hommes - M. Erdogan sommait il y a presque un an jour pour jour M. Abadi de «rester à sa place» - s'explique par leur opposition à l'indépendance des Kurdes d'Irak, qui ont tenu un référendum le mois dernier.

Rappelant que ce scrutin était considéré comme «inacceptable» par la Turquie, M. Erdogan a déclaré : «Nous avons toujours dit, dès le début, que nous étions pour l'intégrité territoriale de l'Irak. Et nous continuerons de le dire».

Il a également indiqué que la Turquie était prête à soutenir les efforts de reconstruction des zones de l'Irak ravagées par les combats contre le groupe État islamique (EI), et ajouté vouloir développer les relations économiques avec Bagdad.

«Nous sommes prêts à apporter tout type de soutien pour permettre le fonctionnement de l'oléoduc» permettant d'acheminer le pétrole de Kirkouk à la Turquie, fermé depuis plusieurs années, a ainsi dit le chef de l'État turc.

«Mon frère Abadi»

Les deux dirigeants se sont également entretenus de la présence dans le nord de l'Irak du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation qui mène une sanglante guérilla contre Ankara et est classée «groupe terroriste» par la Turquie et ses alliés occidentaux.

«Nous sommes déterminés à poursuivre la lutte commune (contre le PKK) dans un esprit de solidarité», a dit M. Erdogan.

En écho à ces déclarations, le premier ministre irakien a déclaré qu'«aucun groupe, qu'il soit irakien ou étranger, n'est autorisé à porter des armes en Irak s'il n'est pas habilité à le faire».

M. Abadi s'est ensuite entretenu avec son homologue turc Binali Yildirim, avec lequel il a convenu d'organiser «dans les plus brefs délais» un conseil des ministres conjoint en Turquie, selon M. Yildirim, qui a donné du «mon frère» à son hôte.

Les relations entre Ankara et Bagdad s'étaient fortement tendues ces derniers mois en raison de désaccords sur la présence d'une base militaire turque dans le nord de l'Irak.

La visite de M. Abadi survient alors que le Kurdistan irakien a proposé mercredi de geler les résultats de son référendum d'indépendance. Ni les responsables turcs ni leur hôte irakien n'ont commenté publiquement cette proposition.




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