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Sarkozy n'a «pas le choix» de revenir en politique

L'ancien président français Nicolas Sarkozy.... (PHOTO THOMAS SAMSON, AFP)

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L'ancien président français Nicolas Sarkozy.

PHOTO THOMAS SAMSON, AFP

Agence France-Presse
PARIS

Nicolas Sarkozy a expliqué dimanche avoir non seulement «envie», mais estimé ne pas avoir le «choix» de revenir en politique face au PS et au FN et a réaffirmé n'avoir «rien» à se «reprocher» dans les multiples affaires judiciaires dans lesquelles son nom est cité.

«Je ne veux pas que mon pays soit condamné entre le spectacle humiliant que nous avons aujourd'hui et la perspective d'un isolement total qui serait la perspective du Front National. Non seulement j'ai envie, mais je n'ai pas le choix», a déclaré M. Sarkozy dimanche sur France 2 lors de sa première interview depuis l'annonce faite vendredi de sa candidature à la présidence de l'UMP.

En 2012, «si j'ai perdu, c'était ma responsabilité», a déclaré l'ancien chef de l'État, concédant des «erreurs» et la «vanité de certains sentiments». «Par exemple, celui qui consiste à penser, quand on a beaucoup d'énergie et que l'on croit beaucoup en ses idées, ce qui est mon cas, que parfois on peut réussir seul. Or il n'y a pas de réussite individuelle». Mais «l'âge apporte peut-être un peu moins d'énergie, mais plus de sagesse, de recul».

M. Sarkozy, visiblement tendu, a sévèrement attaqué François Hollande. «Je n'ai pas menti, je n'ai pas menti» en 2012, a-t-il répété quatre fois. En revanche «que reste-t-il de la longue série d'anaphores, vous savez, ''moi président'' ? Une longue litanie de mensonges», a-t-il asséné.

«Au fond, il est son propre procureur», a ironisé M. Sarkozy au sujet de l'actuel chef de l'État, tout en précisant souhaiter «naturellement» qu'il aille au bout de son mandat.

L'ancien président a également réaffirmé n'avoir «rien» à se «reprocher» dans les multiples affaires judiciaires dans lesquelles son nom est cité. «Est-ce que vous croyez que si j'avais quelque chose à me reprocher, je viendrais m'exposer dans un retour à la politique comme aujourd'hui ? Est-ce que vous me prêtez deux neurones d'intelligence», a-t-il lancé, «en colère».

«Toute la campagne présidentielle, on a expliqué aux Français que j'étais mouillé dans l'affaire Bettencourt, que j'avais extorqué de l'argent à une vieille dame. Deux ans et demi d'enquêtes, quatre perquisitions, 22 heures d'interrogatoire. À l'arrivée: non-lieu. Qui me rendra mon honneur ?», a-t-il ajouté.

«L'affaire Karachi: dix ans d'enquêtes. On m'a même suspecté d'être complice de la mort de nos compatriotes - les pauvres. Aujourd'hui, je suis lavé. Qui me rendra mon honneur ? Est-ce que vous ne croyez pas que ceci sert certains desseins ?», a-t-il poursuivi.




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