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Cameron, Clegg et Milliband, unis pour l'intégrité du Royaume-Uni

Un nouveau sondage TNS donnait mardi les partisans... (PHOTO LESLEY MARTIN, AFP)

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Un nouveau sondage TNS donnait mardi les partisans du Oui au coude-à-coude avec les tenants du Non, avec respectivement 38 et 39 % des intentions de vote au référendum sur l'indépendance écossaise qui se tiendra le 18 septembre.

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Référendum écossais
Référendum écossais

Le 18 septembre les Écossais sont appelés aux urnes pour dire Oui ou Non à l'indépendance. Quatre millions d'électeurs qui devront choisir entre le maintien au sein du Royaume-Uni en tant que nation constitutive ou encore la souveraineté. »

Agence France-Presse
LONDRES

Le premier ministre conservateur David Cameron, son allié libéral-démocrate Nick Clegg et le chef de l'opposition travailliste Ed Miliband, ont annoncé qu'ils se rendraient mercredi en Écosse pour défendre l'intégrité du Royaume-Uni face à la montée du oui au référendum d'indépendance du 18 septembre.

«Il y a beaucoup de choses qui nous divisent, mais il y a une chose sur laquelle nous sommes d'accord, passionnément : nous sommes mieux ensemble au sein du Royaume-Uni», ont déclaré les trois dirigeants dans un communiqué commun, précisant qu'en conséquence, ils ne participeraient exceptionnellement pas à la séance hebdomadaire de questions au gouvernement, organisée chaque mercredi à la Chambre des Communes.

Les trois grands partis nationaux britanniques en proie à une extrême nervosité s'employaient mardi à vendre leurs promesses d'autonomie accrue à l'Écosse, dans l'espoir d'enrayer la montée du oui au référendum d'indépendance du 18 septembre.

Plus exactement, les conservateurs et libéraux démocrates au pouvoir à Londres, exceptionnellement alliés à l'opposition travailliste, ont confié à leurs représentants locaux à Édimbourg le soin de sonner le branle-bas de combat face à Alex Salmond, le chef des indépendantistes visiblement galvanisé. Et qui a balayé la contre-offensive des «unionistes» sur l'air du trop peu, trop tard.

L'ex-premier ministre travailliste, Gordon Brown, s'est vu confier par les partisans du maintien du Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) le soin de mener la contre-attaque à Édimbourg. Le dirigeant dont la défaite a mis fin à 13 ans de règne travailliste en 2010, offre la triple particularité d'être Écossais, d'être travailliste dans une terre traditionnellement ancrée à gauche, et d'être localement le moins impopulaire (avec un indice de satisfaction de 32 %) des hommes politiques siégeant au Parlement central de Westminster.

L'actuel Premier ministre conservateur David Cameron, quitte à accréditer l'impression de panique au sein des milieux politiques et économiques, a décidé mardi en fin de matinée d'annuler sa présence à la session hebdomadaire de questions au gouvernement pour se rendre en Écosse mercredi. Le dirigeant de l'opposition travailliste Ed Miliband effectuera aussi le voyage.

Si le non à l'indépendance l'emporte le 18 septembre, «nous commencerons dès le 19 le travail législatif en vue de donner le jour à un Parlement écossais renforcé», a assuré lundi soir Gordon Brown. La loi serait votée dès janvier 2015, a-t-il promis.

Le Non constitue «un choix patriotique (...) c'est aussi un vote en faveur du changement et du transfert de pouvoirs supplémentaires au Parlement de Holyrood», a renchéri mardi Johann Lamont, le leader des travaillistes écossais qui s'exprimait en présence de ses homologues conservateurs et libéraux-démocrates locaux.

La coalition tripartite londonienne doit encore s'entendre sur les détails de son offre, mais elle vise essentiellement à transférer au Parlement autonome écossais les moyens d'une véritable politique fiscale et de gestion des dépenses sociales.

Oui et Non au coude-à-coude

Un nouveau sondage TNS donnait mardi les partisans du Oui au coude-à-coude avec les tenants du Non, avec respectivement 38 et 39 % des intentions de vote. Un sondage YouGov a pronostiqué pour la première fois dimanche la victoire des séparatistes qui entendent déchirer un accord d'Union avec l'Angleterre vieux de 307 ans.

«Nous allons gagner ce référendum en faveur de l'Écosse», a assuré mardi Alex Salmond, qui rêve de rééditer le raz-de-marée électoral non anticipé par les instituts de sondage, qui a conféré une majorité absolue à sa formation séparatiste, le Scottish National Party (SNP) aux législatives régionales de 2011.

Il a balayé d'un revers de main l'offre des adversaires de son projet. «Il n'y a absolument rien de neuf dans leurs propositions (...) rédigée au dernier moment au dos d'une enveloppe». «C'est parfaitement inadéquat, c'est insuffisant».

Il a de quoi plastronner. Quelle que soit l'issue du scrutin il sera fondé à revendiquer au mieux une victoire au pire un grand succès.

Dans sa partie de poker menteur, David Cameron a accepté voici 18 mois l'organisation d'un référendum qu'il croyait remporter haut la main. Mais il a cru bon refuser une condition d'Alex Salmond qui exigeait une consultation à double détente. Avec une première question portant sur l'indépendance, et une seconde sur l'octroi de pouvoirs supplémentaires.

Le 18 septembre, seuls les électeurs résidant en Écosse, soit quelque 4,2 millions de personnes et 8,3 % de la population britannique, décideront du sort du Royaume-Uni.

Élisabeth II - «horrifiée» selon les chroniqueurs royaux - à la perspective d'un éclatement de son Royaume n'entend pas pour autant sortir de son devoir de neutralité.

«Je pense qu'elle serait fière d'être la reine des Écossais», a coupé court mardi Alex Salmond.

Son programme prévoit que le pays des Scots indépendant conserverait la reine pour souveraine, à l'instar d'anciens pays vassaux comme le Canada.

-Avec Denis Hiault




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