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Ultime session parlementaire avant le référendum en Écosse

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Le premier ministre écossais Alex Salmond a affirmé jeudi que le référendum représentait «la toute première fois où le peuple écossais a le contrôle démocratique de sa propre destinée».

PHOTO PAUL HACKETT, REUTERS

Agence France-Presse
LONDRES

Le premier ministre écossais Alex Salmond a appelé jeudi ses compatriotes, lors de l'ultime session du parlement régional écossais avant le référendum sur la question de l'indépendance, à saisir «l'opportunité sans précédent» d'avoir «le contrôle démocratique de leur propre destinée».

Le chef du Parti national écossais (SNP), qui détient la majorité au parlement régional, a affirmé que le référendum représentait «la toute première fois où le peuple écossais a le contrôle démocratique de sa propre destinée».

«Quand le scrutin sera clos, ne rendons pas ce contrôle», a-t-il ajouté devant les députés écossais.

«Nous avons la capacité, le talent, les ressources en abondance», a-t-il répété, affirmant que «le peuple écossais a l'opportunité sans précédent» de «construire une meilleure Écosse».

Quelque 4 millions de résidents écossais, âgés de 16 ans ou plus, sont invités le 18 septembre à répondre à la question: «L'Écosse doit-elle devenir un pays indépendant?»

Johann Lamont, à la tête du parti travailliste, principal parti d'opposition en Écosse, favorable à un maintien de l'Écosse au sein du Royaume-Uni, a salué la tenue du référendum et appelé les deux camps à accepter les résultats, quels qu'ils soient.

«Nous sommes à un moment important de l'histoire de notre pays», a-t-elle dit.

«Quoi qu'il arrive le 18 septembre, Alex Salmond peut revendiquer ce legs important: la question de l'indépendance écossaise a finalement été posée aux Écossais».

«Si le résultat est la victoire du oui, je l'accepterai, si c'est le non, j'attends le même engagement de la part du camp» du oui, a-t-elle ajouté.

Ruth Davidson, responsable du parti conservateur, également opposé à l'indépendance, a quant à elle fait l'éloge du Royaume-Uni, «l'une des grandes nations de la planète».

«La Grande-Bretagne ne nous a pas colonisés, elle ne nous a pas opprimés. La quitter signifierait perdre quelque chose et aussi voir ce qui resterait être diminué», a-t-elle ajouté.

Selon le Financial Times, qui a fait la synthèse de tous les sondages, au 15 août, 50% des quatre millions d'électeurs voteraient pour rester sous pavillon de l'Union Jack, contre 37% qui seraient pour l'indépendance et 12% qui seraient toujours indécis.

Le parlement régional écossais est actuellement titulaire de compétences en matière d'éducation, de santé, d'environnement et de justice. Les affaires étrangères, l'énergie et la défense relèvent du gouvernement britannique.

En cas de maintien de l'Écosse au sein du Royaume-Uni, le parlement écossais devrait voir ses pouvoirs accrus notamment en matière de fiscalité.

L'Écosse s'est alliée à l'Angleterre (incluant le Pays de Galles) en 1707 pour former le Royaume de Grande-Bretagne. Le Royaume-Uni actuel date de 1927.




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