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L'Allemagne renonce à un gros projet militaire avec la Russie

Le ministre allemand de l'Économie Sigmar Gabriel a... (Photo MICHAELA REHLE, REUTERS)

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Le ministre allemand de l'Économie Sigmar Gabriel a confirmé lundi lors d'un voyage de presse avoir retiré son autorisation à ce projet de camp d'entraînement entièrement équipé pour former les troupes russes.

Photo MICHAELA REHLE, REUTERS

Agence France-Presse
BERLIN

Le gouvernement allemand a bloqué un projet d'équipement militaire du groupe de défense Rheinmetall en Russie, a annoncé le ministère de l'Économie lundi, alors que Berlin espère toujours que les Européens interdisent de manière rétroactive les livraisons d'armement à Moscou.

Le ministre de l'Économie Sigmar Gabriel a confirmé lundi lors d'un voyage de presse avoir retiré son autorisation à ce projet de camp d'entraînement entièrement équipé pour former les troupes russes. Le quotidien Süddeutsche Zeitung avait le premier relayé l'information.

«Nous considérons indéfendable dans la situation actuelle» d'autoriser la livraison de ce centre, a précisé plus tard une porte-parole du ministère, ajoutant que les parties du projet déjà livrées n'étaient «pas opérationnelles».

Déjà à cause de la crise en Ukraine, M. Gabriel avait suspendu jusqu'à nouvel ordre en mars la mise en oeuvre de ce contrat, qui concerne un centre de formation, destiné selon la presse à accueillir 30 000 soldats par an à Mulino, dans la région de la Volga. Il devait ouvrir cette année. La presse évoque un montant de 100 millions d'euros pour ce projet.

Rheinmetall n'était pas joignable pour commenter. Le gouvernement est en contact avec la société, qui aura la possibilité de réclamer une compensation financière, a précisé la porte-parole du ministère.

En interdisant ce contrat, Berlin va plus loin que le régime de sanctions décidé la semaine dernière par les Européens à l'encontre de Moscou. Elles barrent la route aux exportations européennes d'armement vers la Russie, mais ne portent pas sur les contrats déjà signés, ce qui devrait notamment permettre à la France de livrer deux navires de guerre Mistral commandés par Moscou.

Mais Berlin continue d'espérer que le dernier mot n'a pas encore été dit sur la question.

«Le conseil européen a décidé ce qu'il a décidé (...), mais si au terme de discussions, il survenait une amélioration, nous la saluerions», a déclaré un porte-parole de la chancellerie, Georg Streiter, lors d'un point de presse du gouvernement.




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